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Conférence de presse du 16 octobre 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2020/10/16

RCI : Selon des reportages, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré dans une interview le 14 octobre que les États-Unis avaient abandonné leurs principes diplomatiques en prétendant publiquement que la Russie devrait « aider les États-Unis à contenir la Chine », ce qui était un acte méprisable et éhonté. Selon lui, la Russie n’a aucune raison de « s’éloigner de la Chine pour s’approcher des États-Unis », et elle ne sera pas aussi stupide pour renoncer au consensus établi avec la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : En réponse à la tentative d’un certain pays visant à désunir la Chine et la Russie, le Ministre des Affaires étrangères Lavrov a exprimé son opposition explicite à de multiples reprises et a vivement critiqué un tel comportement semeur de discorde qui viole les normes fondamentales régissant les relations internationales et qui est indigne d’une grande puissance. Certains pays veulent attiser des problèmes entre la Chine et la Russie alors qu’il n’y en a pas, et voilà comment ils finiront. La Chine est tout à fait d’accord avec la juste position de la partie russe.

Comme l’ont prouvé les faits une fois de plus, sous la direction stratégique des deux Chefs d’État, le partenariat de coordination stratégique global pour une nouvelle ère entre la Chine et la Russie est stable, solide et résilient. Doté d’une grande vitalité et d’une grande force, il peut résister à toutes sortes de risques et de défis. La Chine chérit la confiance politique mutuelle et la coordination stratégique de haut niveau entre les deux pays, et continuera à travailler avec la Russie pour obtenir de nouveaux résultats dans les relations bilatérales.

Reuters : Le Président philippin Rodrigo Duterte a affirmé qu’il avait récemment levé un moratoire sur l’exploration pétrolière en Mer de Chine méridionale. La Chine continuera-t-elle à promouvoir les négociations avec les Philippines sur la coopération des explorations pétrolière et gazière ? Y a-t-il d’autres projets ?

Zhao Lijian : La Chine et les Philippines sont parvenues à un consensus sur le développement en commun des ressources pétrolières et gazières en Mer de Chine méridionale et ont mis en place des mécanismes de consultation et de coopération concernés. Nous espérons et croyons que les deux parties avanceront dans le même sens pour que l’exploration conjointe puisse obtenir constamment de nouveaux progrès.

CCTV : Nous avons remarqué que le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo avait menacé encore une fois de fermer tous les Instituts Confucius et les Classes Confucius aux États-Unis dans une récente émission de radio. Il a également déclaré que le personnel qui gère l’Institut Confucius ne pourrait plus obtenir de visa pour entrer aux États-Unis. Quel est le commentaire du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Zhao Lijian : L’Institut Confucius est une passerelle et un lien pour aider les peuples des pays du monde à apprendre le chinois et à comprendre la Chine. Il permet de renforcer les échanges culturels entre la Chine et d’autres pays. Depuis longtemps, les Instituts Confucius aux États-Unis ont été établis sous la demande d’universités américaines sur la base des principes du respect mutuel, des consultations amicales, de l’égalité et des avantages mutuels entre les universités chinoises et américaines. Les Instituts Confucius suivent un modèle de fonctionnement et de gestion ouvert et transparent, respectent strictement les lois locales, et observent les règlements des universités. Ils ont apporté une contribution agissante à la promotion des échanges culturels sino-américains et ont été largement salués par les universités et le peuple des États-Unis.

Par leur préjugé idéologique et leurs propres intérêts politiques, certains politiciens américains tels que Pompeo ont calomnié l’Institut Confucius, interféré dans son fonctionnement normal aux États-Unis, et sapé délibérément les échanges et la coopération culturels et éducatifs sino-américains, en violant gravement la volonté des deux peuples. Ils susciteront inéluctablement la résistance résolue des personnalités sages aux États-Unis.

Ces politiciens américains doivent abandonner la mentalité du jeu à somme nulle relevant de la guerre froide, corriger immédiatement leurs erreurs, et cesser de politiser les programmes d’échanges éducatifs concernés, d’interférer dans les échanges humains et culturels normaux entre la Chine et les États-Unis, ainsi que de nuire à la confiance mutuelle et à la coopération entre les deux pays.

Je voudrais également ajouter que, si les États-Unis traduisent cette menace en réalité, la Chine se réserve le droit de réagir davantage.

China Review News : Selon des reportages, le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo a indiqué lors d’une interview le 15 octobre que le Parti communiste chinois (PCC) avait déjà payé cher pour avoir laissé se propager le nouveau coronavirus, mais qu’il avait empêché jusqu’à présent que soit trouvée la vraie origine du virus. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Zhao Lijian : Comme le dit un adage chinois, c’est de mentir en gardant les yeux ouverts. Je parle justement de certains politiciens américains qui prennent « le mensonge, la tromperie et le vol » pour la gloire. Leur objectif est de rejeter sur la Chine les responsabilités sur l’inefficacité de leur propre lutte contre l’épidémie, de déshonorer et de calomnier la Chine pour leurs propres intérêts politiques égoïstes.

La Chine a déjà éclairci les détails de la lutte chinoise contre la COVID-19 avec des faits indéniables et un calendrier clair. J’aimerais aussi vous présenter des informations toutes récentes : Récemment, à la suite de l’apparition de cas asymptomatiques de la COVID-19 à Qingdao en Chine, des dépistages et des tests analytiques à grande échelle ont été organisés sans tarder, et des tests d’amplification des acides nucléiques pour l’ensemble de la population ont été mis à exécution de manière déterminée. Jusqu’à 6 heures du 16 octobre, 10,75 millions d’échantillons d’acide nucléique ont été collectés, soit 98% des 11 millions d’habitants de Qingdao. Des médias chinois et étrangers, dont des médias américains comme CNN et New York Times, en ont fait des reportages. Je propose à M. Pompeo de les lire avec attention.

Nous continuerons de bien appliquer sans relâche les mesures de prévention et de contrôle réguliers, pour que les succès chèrement acquis en la matière ne soient pas réduits à néant. Certains politiciens américains, quant à eux, ont totalement raté les avantages dont ils auraient pu profiter. Le peuple des États-Unis et la communauté internationale voient clair leur réponse à l’épidémie. Ces politiciens doivent comprendre que seul le respect des sciences et des faits permettra de sauver la vie du peuple américain et de vaincre la COVID-19.

Si Mike Pompeo « s’intéresse » tellement à l’origine du virus, les États-Unis pourront-ils répondre sans traîner aux questions dont la communauté internationale se préoccupe depuis toujours, telles que le laboratoire biologique de Fort Detrick et l’EVALI (lésions pulmonaires associées à l’utilisation de cigarettes électroniques ou de produits de vapotage), pour satisfaire les attentes du peuple américain et des autres peuples du monde ?

Agence de presse Xinhua : Nous avons remarqué que le lendemain de la Réunion célébrant le 40e anniversaire de l’établissement de la zone économique spéciale (ZES) de Shenzhen, a été tenue à Guangzhou la cérémonie d’ouverture en ligne de la 128e Foire de Canton. Pourriez-vous présenter les informations en détail ?

Zhao Lijian : J’ai noté les reportages concernés. Jusqu’à présent, près de 26 000 entreprises venant de plus de 200 pays et régions ont participé à la Foire de Canton, avec plus de 2,4 millions de produits exposés en ligne. Je tiens à souligner que la Foire de Canton, plateforme importante pour l’ouverture vers l’extérieur et le commerce international de la Chine, ne s’est jamais interrompue depuis sa création il y a 63 ans, et qu’elle a contribué énergiquement aux échanges et à la coopération économiques et commerciaux entre la Chine et le reste du monde, ainsi qu’au développement de l’économie mondiale ouverte. Nous souhaitons un plein succès à cette édition de la Foire de Canton et nous en avons la confiance.

Ces derniers jours, le Guangdong, surtout la ville de Shenzhen, a attiré l’attention de la communauté internationale. Hier j’ai déjà répondu à une question concernée posée par un journaliste de SZTV. Aujourd’hui je voudrais partager avec vous une série de données de Shenzhen : le produit intérieur brut (PIB) de la région de Shenzhen est passé de 270 millions de yuans RMB en 1980 à 2700 milliards de yuans RMB en 2019, soit une augmentation annuelle moyenne de 20,7%, plus de deux fois supérieure à la moyenne nationale. Cela signifie que le volume économique de Shenzhen a doublé tous les trois ans et demi. Le volume d’import-export de Shenzhen s’est augmenté de 18 millions de dollars américains en 1980 à 431,5 milliards de dollars américains en 2019, enregistrant une croissance annuelle moyenne de 26,1%. Le PIB par habitant de Shenzhen a dépassé 200 000 yuans RMB. En l’espace de 40 ans, Shenzhen a parcouru le chemin qui avait coûté une centaine d’années aux métropoles internationales des autres pays. C’est un miracle dans l’histoire du développement mondial.

Pour terminer, je voudrais souligner que la réforme et l’ouverture de la Chine ne s’arrêteront pas. La porte ouverte de la Chine ne fera que s’ouvrir toujours plus largement. Nous continuerons à poursuivre résolument la stratégie d’ouverture marquée par les bénéfices mutuels et le gagnant-gagnant et à travailler ensemble avec les autres pays du monde pour élargir les intérêts communs dans l’ouverture et partager les opportunités dans la coopération, afin de favoriser le développement de l’économie mondiale ouverte et la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

NHK : Selon une association cotonnière australienne, le gouvernement chinois a récemment dissuadé les filatures chinoises d’importer le coton australien. Est-il vrai ?

Zhao Lijian : Je ne suis pas au courant de cette situation. Veuillez vous informer auprès des autorités compétentes.

AFP : Récemment, l’ambassadeur de Chine au Canada a indiqué que si le Canada se préoccupait vraiment de la santé et de la sécurité des 300 000 citoyens canadiens à Hong Kong, il ne devrait pas donner l’abri aux manifestants hongkongais. Cette déclaration a été interprétée par l’extérieur comme une menace émise par la Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Zhao Lijian : L’ambassadeur de Chine au Canada a exprimé la position juste de la Chine sur les questions liées à Hong Kong, ce qui est irréprochable. Si certains en font des interprétations erronées, vous devrez leur demander les raisons pour savoir s’ils ont des arrière-pensées.

Beijing Youth Daily : Nous avons remarqué que les pays insulaires de l’océan Pacifique comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée sont particulièrement vulnérables face à l’impact de l’épidémie de COVID-19. Selon des reportages, le gouvernement chinois a récemment fait un don de 15 ventilateurs à la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Quelles sont les mesures prises par la Chine pour aider les pays insulaires du Pacifique à lutter contre l’épidémie ?

Zhao Lijian : Récemment, la Chine a fait un nouveau don de 15 ventilateurs à la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cela constitue une nouvelle mesure prise par la Chine pour approfondir la coopération antiépidémique avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Depuis l’apparition de la COVID-19, les deux pays se sont entraidés et ont mené une lutte solidaire contre le virus, en protégeant ensemble la vie et la santé des deux peuples ainsi que la sécurité sanitaire régionale et mondiale. La Chine a fourni, en plusieurs lots, 12 tonnes de matériels antiépidémiques aux gouvernements central et locaux et aux différents milieux de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, y compris plus de 300 000 masques et plus de 10 000 combinaisons de protection. Les entreprises chinoises en Papouasie-Nouvelle-Guinée ont surmonté les difficultés causées par l’épidémie et ont repris le travail et la production grâce au transport d’employés par vol charter et d’autres moyens, jouant un rôle important pour l’amélioration de la capacité de prévention et de contrôle de l’épidémie ainsi que pour la promotion de la reprise économique et sociale du pays.

La Chine et les pays insulaires du Pacifique sont des partenaires stratégiques globaux. La Chine comprend parfaitement les défis sérieux causés par la pandémie auxquels font face les pays insulaires du Pacifique, et leur a accordé le soutien dans la mesure de ses moyens. Nous avons organisé avec les pays insulaires du Pacifique une réunion spéciale au niveau de Vice-Ministre des Affaires étrangères pour la réponse à la COVID-19 et une visioconférence entre des experts de la santé pour le partage des expériences antiépidémiques. Nous leur avons accordé des dons de matériels antiépidémiques sans contrepartie et offert des assistances antiépidémiques à travers des canaux tels que des partis politiques, des collectivités locales, des entreprises et des associations populaires. Les pays insulaires du Pacifique ont hautement apprécié les mesures susmentionnées prises par la Chine. De nombreux hommes politiques et médias locaux ont indiqué que la Chine avait mené une coopération étroite avec les Nations unies, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres organisations après avoir réussir à contrôler l’épidémie dans son propre pays, afin d’aider les pays insulaires à prévenir et à contrôler l’épidémie, et à faire redémarrer le travail et la production en surmontant toutes sortes de difficultés, et qu’elle avait activement participé à la coopération internationale sur les vaccins contre la COVID-19, ce qui, selon eux, avait démontré pleinement la responsabilité mondiale de la Chine et sa vision d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

La Chine attache une grande importance aux relations avec les pays insulaires du Pacifique, et est prête à continuer à renforcer la coopération antiépidémique avec eux pour bien planifier et appliquer la coopération pragmatique et les échanges dans divers domaines dans l’ère post-COVID-19, et faire avancer constamment le partenariat stratégique global entre les deux parties.

Reuters : La première question, la Fondation commémorative des victimes du communisme a publié un rapport rédigé par le chercheur Adrian Zenz, qui affirme qu’entre 2015 et 2019, dans un comté au Xinjiang, de nombreux enfants ouïgours ont été obligés d’être séparés d’un de leurs parents ou des deux. Quels sont vos commentaires à ce sujet ? La deuxième question, l’article de couverture de The Economist de cette semaine a qualifié la persécution des Ouïgours par la Chine de « crime contre l’humanité ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Zhao Lijian : Concernant la première question, la soi-disant « Fondation commémorative des victimes du communisme » est une organisation d’extrême droite soutenue par l’administration américaine. Depuis sa création en 1983, la Fondation, au mépris des faits, a émis à plusieurs reprises des déclarations antichinoises et diffamé la politique chinoise en matière de gouvernance du Xinjiang. Le prétendu rapport publié par la Fondation n’est rien d’autre qu’une reproduction de ses habituelles farces antichinoises.

Vous avez mentionné Adrian Zenz. Il est un acolyte antichinois notoire recruté par l’administration américaine. Nous espérons et avons la conviction que la communauté internationale pourra distinguer le juste de l’injuste et ne se laissera pas berner par ce menteur.

Concernant la deuxième question, la prétendue « persécution » des musulmans et le « crime contre l’humanité » dans le Xinjiang de la Chine sont des titres sensationnalistes délibérément inventés par certaines forces antichinoises, et il s’agit d’une farce qui tente de calomnier et discréditer la Chine pour l’endiguer et la réprimer. Le titre de « crime contre l’humanité » ne doit en aucun cas être attribué à la Chine.

Les affaires du Xinjiang relèvent exclusivement des affaires intérieures de la Chine, et toute tentative d’ingérence dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte de la question liée au Xinjiang est vouée à l’échec. Comme nous l’avons dit à maintes reprises, la question liée au Xinjiang n’est pas du tout une question sur les droits de l’homme, l’ethnie ou la religion, mais une question de lutte contre le terrorisme et le séparatisme. Les mesures antiterroristes préventives et les mesures de déradicalisation mises en place au Xinjiang de la Chine ont efficacement renversé la tendance des activités terroristes autrefois nombreuses et fréquentes, garantissant ainsi la vie et la sécurité de tous les groupes ethniques et permettant un plus grand progrès dans le développement économique et l’amélioration des conditions de vie. Voilà le plus grand respect des droits de l’homme fondamentaux de tous les groupes ethniques du Xinjiang.

Puisque vous avez posé cette question, je voudrais vous fournir quelques chiffres précis supplémentaires. En réalité, la cause des droits de l’homme au Xinjiang se développe et progresse constamment, et tous les groupes ethniques jouissent pleinement de leurs droits fondamentaux tels que le droit à la survie et le droit au développement. Au cours des 40 dernières années, la population des Ouïgours au Xinjiang a plus que doublé, passant de 5,55 millions à plus de 12 millions. De 2014 à 2019, la croissance annuelle moyenne du PIB régional du Xinjiang a été de 7,2%, la croissance annuelle moyenne du revenu disponible par habitant du Xinjiang a été de 9,1% et le taux de la pauvreté est passé de 19,4% à 1,24%. Lors du dernier Débat général de la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unis, 48 pays ont signé une déclaration commune soutenant fermement les mesures chinoises de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation au Xinjiang et s’opposant fermement à la politisation des questions relatives aux droits de l’homme et aux pratiques du « deux poids deux mesures ».

Nous espérons que les parties concernées respecteront les faits, feront la distinction entre le vrai et le faux, et traiteront les questions relatives au Xinjiang de manière objective et juste. Nous sommes toujours heureux d’accueillir les amis étrangers qui respectent les principes d’objectivité et d’impartialité et les journalistes étrangers ici présents pour visiter plus souvent le Xinjiang et voir de vos propres yeux la situation réelle dans cette région. Bien sûr, nous espérons aussi qu’après avoir visité le Xinjiang, vous pourrez présenter le vrai Xinjiang au monde entier.

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