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Conférence de presse du 13 novembre 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2020/11/13

Bloomberg : Le Président des États-Unis Donald Trump a signé un décret interdisant aux investisseurs américains d'investir dans les entreprises détenues ou contrôlées par l'armée chinoise. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Poussée par des motifs politiques, l'administration américaine a discrédité et déshonoré, de manière malintentionnée, la politique chinoise d'intégration civilo-militaire, et a abusé du pouvoir de l'État pour réprimer déraisonnablement des entreprises chinoises, ce qui viole gravement le principe de concurrence sur le marché et les règles de l'économie et du commerce internationaux, et perturbe fortement la coopération normale économique, commerciale et d'investissement entre la Chine et les États-Unis. Cette pratique porte gravement atteinte aux droits et intérêts légaux des entreprises chinoises, et nuira aussi aux intérêts des investisseurs de différents pays dont ceux des États-Unis.

La Chine exhorte les États-Unis à traiter correctement la politique chinoise d'intégration civilo-militaire, à cesser leurs actes erronés de réprimer arbitrairement les entreprises chinoises spécifiques sous prétexte de sécurité nationale, et à retirer leurs mauvaises décisions concernées. Nous défendrons fermement les droits et intérêts légitimes et légaux des entreprises chinoises.

Le Quotidien du Peuple : La 23e réunion des dirigeants Chine-ASEAN (10+1) s'est tenue hier. Quels sont les commentaires de la Chine sur les résultats de cette réunion ?

Wang Wenbin : La 23e réunion des dirigeants Chine-ASEAN (10+1) s'est tenue hier sous forme de vidéoconférence. Le Premier Ministre Li Keqiang et les dirigeants des dix pays de l'ASEAN y ont participé et ont changé de manière approfondie des points de vue sur les relations Chine-ASEAN. Les dirigeants des deux parties ont hautement apprécié les résultats fructueux de la coopération Chine-ASEAN. Notamment depuis le début de l'épidémie de COVID-19, les deux parties ont travaillé ensemble pour lutter contre l'épidémie et promouvoir la reprise économique, apportant des contributions importantes au maintien de la paix, de la stabilité, du développement et de la prospérité dans la région. Axée sur les deux thèmes majeurs que sont la lutte contre l'épidémie et le développement, et orientée vers le 30e anniversaire de l'établissement du partenariat de dialogue entre la Chine et l'ASEAN l'année prochaine, la réunion a planifié la coopération entre les deux parties pour la prochaine étape et a indiqué la bonne direction à suivre. La réunion a envoyé les messages positifs suivants :

Premièrement, nous devons renforcer la confiance et la solidarité pour lutter contre l'épidémie. Les deux parties sont convenues de faire de la coopération antiépidémique une priorité, de promouvoir activement la recherche et le développement de vaccins, et d'en assurer l'accessibilité et l'abordabilité. Nous devons soutenir conjointement les mesures de l'ASEAN telles que le Fonds antiépidémique et la Réserve de matériel médical d'urgence, nous efforcer d'augmenter le niveau de coopération en matière de santé publique et continuer à mener une coopération pragmatique dans le renforcement des capacités et d'autres domaines, de manière à vaincre complètement l'épidémie dans les plus brefs délais.

Deuxièmement, nous devons nous concentrer sur le développement et promouvoir la coopération. Les deux parties ont exprimé à l'unanimité leur soutien au multilatéralisme et au libre-échange, et salué la signature du Partenariat économique régional global (RCEP) au cours de cette série de réunions. Nous poursuivrons la mise en œuvre de l'Accord de libre-échange entre la Chine et l'ASEAN et du Protocole sur la mise à niveau de la zone de libre-échange Chine-ASEAN, renforcerons la synergie entre l'Initiative « la Ceinture et la Route » et le Plan directeur sur la connectivité de l'ASEAN 2025, maintiendrons la stabilité des chaînes industrielles et d'approvisionnement, et encouragerons la coopération économique, commerciale, d'investissement et d'interconnexion. Nous créerons de nouveaux points de croissance dans des domaines tels que l'économie numérique et le développement durable, afin d'améliorer continuellement la résilience du développement régional.

Troisièmement, nous devons gérer adéquatement les différends par un dialogue constant. Les dirigeants de tous les pays se sont mis d'accord pour renforcer le dialogue et la consultation, gérer adéquatement les différends, saluer positivement les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale et les consultations concernant le Code de conduite en Mer de Chine méridionale, et appuyer la conclusion rapide des consultations sur le code, ainsi que maintenir conjointement la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Les deux parties sont aussi convenues de continuer à discuter de la montée en gamme de leurs relations en profitant de l'occasion offerte par le 30e anniversaire de l'établissement de leur partenariat de dialogue l'année prochaine. La réunion a publié le Plan d'action pour appliquer la Déclaration conjointe sur le partenariat stratégique Chine-ASEAN pour la paix et la prospérité (2021-2025), l'Initiative sur l'établissement du partenariat Chine-ASEAN pour l'économie numérique et d'autres documents finals.

Prenant toujours l'ASEAN comme une priorité dans sa diplomatie de voisinage, la Chine soutient fermement la construction de la communauté de l'ASEAN, le renforcement de la position centrale de l'ASEAN dans la coopération régionale et un rôle plus important joué par elle dans la construction d'une structure régionale ouverte et inclusive. La Chine est disposée à travailler avec les pays de l'ASEAN pour mettre en œuvre les résultats de cette réunion des dirigeants, promouvoir la montée en gamme de leurs relations et jeter des bases solides pour les 30 prochaines années, afin de mieux préserver l'intérêt général du développement et de la prospérité en Asie de l'Est.

The Daily Telegraph : Concernant l'adoption de la décision sur la qualification des membres du Conseil législatif de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong par le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine, le Royaume-Uni a indiqué hier que cette décision avait violé la Déclaration conjointe sino-britannique. Quelle est la réponse de la Chine ?

Wang Wenbin : J'ai remarqué qu'un petit nombre de pays dont le Royaume-Uni et l'Australie ont lancé des accusations irresponsables contre la Chine après la prise de la décision concernée par le Comité permanent de l'APN.

J'ai déjà explicité que la décision concernée du Comité permanent de l'APN de Chine est un impératif pour maintenir et améliorer le principe d'« un pays, deux systèmes », et pour mettre en œuvre les stipulations pertinentes de la Loi fondamentale de la RAS de Hong Kong et celles de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Cette décision est également une nécessité pour préserver la gouvernance de Hong Kong en vertu de la loi et l'ordre constitutionnel dans la RAS. La décision pertinente vise les membres du Conseil législatif qui ne remplissent pas les conditions et exigences légales, à savoir soutenir la Loi fondamentale de la RAS de Hong Kong et prêter serment d'allégeance à la RAS de Hong Kong. Cela n'a rien à voir avec la prétendue nuisance au haut degré d'autonomie et à la liberté dans la RAS. Certains pays concernés ont fait couler beaucoup d'encre autour de la qualification des membres du Conseil législatif de la RAS de Hong Kong, ce qui constitue une ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Chine et une violation grave du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales. La Chine s'y oppose fermement et a fait des représentations solennelles auprès d'eux en la matière.

C'est une pratique internationale que les fonctionnaires prêtent serment d'allégeance à leur pays. Le Royaume-Uni et l'Australie accusent sans aucune raison la Chine de demander clairement aux membres du Conseil législatif de la RAS de Hong Kong de prêter serment d'allégeance à la Loi fondamentale de la RAS et de déclarer loyauté à la RAS, ce qui constitue une pratique typique de « deux poids deux mesure ». Quel pays permettra aux personnes qui cherchent à diviser le pays, trahissent le serment, violent la loi et agissent de connivence avec les forces extérieures de prendre des fonctions publiques ? Plus de 20 ans après le retour de Hong Kong dans la patrie, le Royaume-Uni et l'Australie s'attendent-ils à ce que les Hongkongais ne reconnaissent toujours pas le pays unique et ne prêtent toujours pas serment d'allégeance au pays et à la RAS ? Quels sont leurs desseins inavoués ?

Je tiens à indiquer que les ingérences du Royaume-Uni et de l'Australie dans les affaires de Hong Kong sous prétexte de démocratie et de droits de l'homme sont totalement infondées. À l'époque de la colonisation britannique, tous les gouverneurs de Hong Kong ont été choisis et nommés par le gouvernement britannique. Lors de la ratification du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en 1976, le gouvernement britannique s'est clairement réservé le droit de ne pas appliquer à Hong Kong les dispositions relatives aux élections périodiques énoncées dans le pacte. L'Ordonnance sur l'ordre public et l'Ordonnance sur les sociétés pendant la colonisation britannique ont également imposé des restrictions draconiennes sur les rassemblements, les défilés et les associations à Hong Kong.

Le Royaume-Uni ne cesse d'instrumentaliser la Déclaration conjointe sino-britannique. Je tiens à souligner qu'après le retour de Hong Kong à la patrie, toutes les dispositions de la déclaration concernant le Royaume-Uni ont été mises en œuvre. Le Royaume-Uni n'a désormais aucun droit de surveiller les affaires de Hong Kong, ni de se mêler dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine en se servant de la déclaration comme prétexte. Quant à l'Australie, le pays est lui-même confronté à de graves problèmes concernant les droits des réfugiés, des immigrants et des autochtones. Les deux pays ne sont donc pas en mesure et n'ont aucune base morale ou juridique de se poser en donneurs de leçons sur les affaires de Hong Kong.

Lors de la récente session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, plus de 70 pays ont exprimé leur soutien à la Chine sur les questions liées à Hong Kong, émettant une voix de l'équité et de la justice. Nous exhortons le Royaume-Uni, l'Australie et certains d'autres pays peu nombreux à cesser de jouer le « deux poids deux mesures » et de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine. S'ils s'y opiniâtrent, la Chine fera des réactions fermes, légitimes et nécessaires.

AFP : Quels sont les commentaires de la Chine sur la décision du Département du Commerce des États-Unis de reporter l'interdiction de TikTok ?

Wang Wenbin : Nous avons explicité à maintes reprises la position de principe de la Chine sur cette question. Nous avons remarqué qu'un juge avait déclaré que toute la description de l'administration américaine sur la menace que représente l'application TikTok pour la sécurité nationale était hypothétique, et que les actions concernées prises par l'administration américaine étaient au-delà du pouvoir que lui délègue l'Acte sur les pouvoirs économiques en cas d'urgence internationale.

Nous nous opposons depuis toujours à l'abus par les États-Unis du concept de sécurité nationale et du pouvoir de l'État pour réprimer déraisonnablement des entreprises étrangères. Nous espérons qu'ils respecteront scrupuleusement les principes de l'économie de marché et de la concurrence loyale et observeront les règles de l'économie et du commerce internationaux pour offrir un environnement d'affaires ouvert, équitable, juste et non discriminatoire aux entreprises de différents pays dans leurs investissements et développement aux États-Unis.

CCTV : Hier, la Chine a organisé la Réception commémorant le 20e anniversaire du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA). Comment la Chine évalue-t-elle le rôle du FCSA dans la promotion de l'amitié et de la coopération entre la Chine et l'Afrique au cours des 20 dernières années ? Dans la situation actuelle, comment la Chine envisage-t-elle de surmonter l'impact de l'épidémie et de promouvoir le développement des relations sino-africaines et du forum ?

Wang Wenbin : Au cours des 20 dernières années, grâce aux efforts conjoints de la Chine et de l'Afrique, le FCSA est devenu une plateforme importante pour consolider la solidarité et l'amitié sino-africaines, promouvoir le développement commun de la Chine et de l'Afrique et resserrer les liens d'amitié entre les peuples chinois et africains, ainsi qu'un mécanisme efficace de coopération pragmatique. Les fruits de la coopération dans le cadre du FCSA ont été tangibles et bénéfiques pour les peuples chinois et africains. Les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont atteint 208,7 milliards de dollars l'année dernière, et le stock d'investissements directs de la Chine en Afrique s'est élevé à 49,1 milliards de dollars, soit 20 fois et 100 fois plus qu'il y a 20 ans respectivement. La Chine a construit plus de 6 000 kilomètres de chemins de fer, plus de 6 000 kilomètres de routes, près de 20 ports, plus de 80 installations de production d'électricité à capacité élevée en Afrique, ce qui a apporté des changements remarquables au développement économique et social de l'Afrique. La Chine a fourni au total environ 120 000 bourses gouvernementales aux pays africains et créé 61 Instituts Confucius et 44 Classes Confucius en partenariat avec 46 pays africains. Elle a envoyé dans 48 pays africains 21 000 professionnels de santé qui ont prodigué des soins à environ 220 millions de personnes. La coopération sino-africaine contribue non seulement au grand renouveau de la nation chinoise, mais elle favorise également une Afrique unie et forte. Cela démontre pleinement que les pays en développement, grâce à des explorations indépendantes, sont tout à fait capables de trouver une voie de redressement adaptée aux réalités nationales.

Lors de la Réception commémorant le 20e anniversaire du FCSA, le Conseiller d'État Wang Yi a avancé quatre propositions pour permettre au FCSA de continuer à piloter le développement innovant des relations sino-africaines dans la nouvelle ère, a préconisé la construction, entre la Chine et l'Afrique, d'une communauté d'avenir partagé encore plus solide, d'une communauté de santé pour tous et d'une communauté de développement, et a appelé à la coopération sino-africaine pour promouvoir conjointement la construction de la communauté d'avenir partagé pour l'humanité, ce qui a été unanimement salué par la partie africaine. La prochaine conférence du Forum est prévue l'année prochaine au Sénégal. La Chine renforcera la coordination avec la partie africaine, fera de bons préparatifs et concevra les résultats de la conférence en phase avec la situation épidémique, explorera constamment de nouveaux points de convergence et de croissance dans la coopération sino-africaine, dégagera de nouveaux consensus sur la solidarité sino-africaine, cherchera de nouveaux domaines de coopération sino-africaine et créera de nouveaux avantages pour les peuples chinois et africains. Nous sommes convaincus que le FCSA restera un étendard de la coopération sino-africaine et un bel exemple du multilatéralisme, des bénéfices réciproques et du gagnant-gagnant.

Bloomberg : l'Agence nationale brésilienne de surveillance de la santé (Anvisa) a indiqué qu'elle enverrait une délégation en Chine du 30 novembre au 11 décembre pour enquêter sur des usines affiliées de Sinovac Biotech et de Wuxi Biologics. Quelle est la position de la Chine sur l'enquête en Chine de la délégation brésilienne ? Est-ce que la Chine fournira du soutien ou du parrainage à cette enquête ? Est-ce que d'autres pays ont déjà envoyé des délégations en Chine pour mener des enquêtes similaires ?

Wang Wenbin : Le développement de vaccins joue un rôle crucial pour la prévention et le contrôle de l'épidémie de COVID-19. La mise au point indépendante des vaccins contre la COVID-19 par la Chine est à l'avant-garde du monde. Nous menons des coopérations en la matière avec de nombreux pays, dont le Brésil, qui l'apprécient grandement.

La Chine entend donner des facilitations nécessaires à l'Anvisa dans son envoi d'une délégation en Chine conformément à la loi et aux règlements chinois ainsi qu'aux pratiques internationales.

Phoenix TV : Selon des reportages, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a dit dans une interview le 12 novembre que « Taiwan n'a pas fait partie de la Chine ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Wang Wenbin : Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, Taiwan fait partie inaliénable du territoire chinois, et le gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique gouvernement légal représentant la Chine. Tel est un fait objectif, et aussi une norme fondamentale régissant les relations internationales. Historiquement, Taiwan a été occupé par le Japon, mais la Déclaration du Caire en 1943 et la Déclaration de Potsdam en 1945 stipulent clairement que les territoires chinois occupés par le Japon, dont Taiwan, doivent être rendus à la Chine. La résolution 2758 adoptée en 1971 par l'Assemblée générale des Nations Unies a réaffirmé le principe d'une seule Chine. Sur la base du principe d'une seule Chine, la Chine a établi officiellement des relations diplomatiques avec 180 pays dans le monde.

Le principe d'une seule Chine est la base politique des relations sino-américaines. Le Communiqué conjoint sur l'établissement de relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis publié en 1979 stipule clairement que les États-Unis d'Amérique reconnaissent le gouvernement de la République populaire de Chine comme l'unique gouvernement légal de la Chine. Sur cette base, la Chine et les États-Unis se reconnaissent mutuellement et établissent de relations diplomatiques. Dans ce contexte, le peuple des États-Unis maintiendra des relations culturelles, commerciales et d'autres relations non officielles avec la population de Taiwan.

Poussé par ses propres intérêts politiques égoïstes, Pompeo confond le noir et le blanc et fabrique des mensonges en méprisant les intérêts fondamentaux des peuples chinois et américain, dans l'objectif de désorienter l'opinion publique et de miner davantage les relations sino-américaines ainsi que la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan. Ses intentions malveillantes se sont déjà révélées au grand jour.

Nous avertissons sévèrement Pompeo et ses semblables que tous actes visant à porter atteinte aux intérêts vitaux et à interférer dans les affaires intérieures de la Chine feront l'objet d'une riposte résolue de la Chine, et n'empêcheront pas le courant historique de la réunification de la Chine. Nous exhortons les États-Unis à respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, à cesser tous contacts officiels et liens militaires avec Taiwan sous quelque forme que ce soit, à arrêter tous actes et paroles nuisant à la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan et aux relations sino-américaines, et à s'abstenir d'aller plus loin dans la voie erronée et dangereuse.

Beijing Daily : En ce qui concerne le navire de commerce indien bloqué au Port de Jingtang dans la province du Hebei, pourriez-vous présenter l'évolution de cette affaire ?

Wang Wenbin : À ce que je sache, ce vraquier est à l'ancre dans une rade près du Port de Jingtang dans la province du Hebei depuis le mois de juin. La Chine ne l'a jamais empêché de partir. La vraie cause de la situation en question est que l'affréteur, pour des intérêts commerciaux, ne veut pas ajuster les plans de transport de ce navire.

Les départements concernés locaux de la Chine maintiennent toujours une communication étroite avec la partie indienne pour répondre à ses revendications concernées en temps opportun. Dans le cas où une aide d'urgence est réellement nécessaire, tant qu'une demande est reçue, la Chine donnera immédiatement de l'assistance, dont la fourniture de matériels essentiels, sous réserve du respect des règlements sur la prévention de l'épidémie.

China News Service : Le 4 novembre, l'APN a rendu public le Projet de la Loi sur la Garde côtière de la République populaire de Chine pour une consultation publique ouverte. Certains médias étrangers s'inquiètent que la Chine s'en serve pour intensifier ses revendications maritimes. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La Garde côtière chinoise est une importante force nationale de maintien de l'ordre administratif. L'élaboration de la Loi sur la Garde côtière de la République populaire de Chine vise à préciser les fonctions, l'étendue des compétences des agences de garde côtière, ainsi que les garanties et la supervision à l'égard de ces dernières, pour assurer que les activités de la Garde côtière chinoise telles que la défense des droits, l'application de la loi et la coopération avec l'extérieur seront réglementées. Cette loi aidera la Garde côtière chinoise à mieux remplir ses propres responsabilités et ses obligations dans le cadre des traités internationaux afin de maintenir le bon ordre en mer.

Je tiens à souligner que l'élaboration de la Loi sur la Garde côtière constitue une activité législative normale de l'APN de la Chine, et le contenu pertinent du projet est en conformité avec les coutumes internationales et les pratiques de divers pays. La position et les politiques de la Chine sur les questions maritimes n'ont pas changé. Nous continuerons à travailler avec les pays concernés pour gérer adéquatement les différends et divergences par le dialogue et les consultations, de sorte à préserver la paix et la stabilité régionales.

Shenzhen TV : La candidate chinoise Xue Hanqin a réussi sa réélection dans les élections des juges de la Cour internationale de justice (CIJ) qui viennent de se tenir à l'ONU. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Wang Wenbin : La candidate chinoise, le juge Xue Hanqin, Vice-Présidente actuelle de la CIJ, a été réélue pour un nouveau mandat de février 2021 à février 2030 à une grande majorité, soit 155 voix à l'Assemblée générale des Nations Unies et 13 au Conseil de Sécurité, lors des élections des juges de la CIJ tenues les 11 et 12 novembre, heure de New York, au siège des Nations Unies. Cela témoigne de la grande reconnaissance des pays pour la compétence excellente du juge Xue Hanqin et de leur volonté commune de travailler avec la Chine pour promouvoir la cause de l'État de droit au niveau international. Je voudrais saisir cette occasion pour remercier tous les États membres qui ont soutenu la candidate chinoise et féliciter les candidats du Japon, de l'Allemagne, de la Slovaquie et de l'Ouganda qui ont également été élus. Nous espérons que tous les juges élus apporteront une nouvelle contribution au travail de la CIJ.

En tant que principal organe judiciaire des Nations Unies, la CIJ joue un rôle important dans la promotion du règlement pacifique des différends et le maintien de la gouvernance selon la loi au niveau international. Le gouvernement chinois s'engage depuis toujours et fermement à sauvegarder le multilatéralisme et l'ordre international basé sur le droit international et est prêt à renforcer la coopération avec d'autres pays pour continuer à soutenir le rôle de la CIJ à cet égard.

The Paper : Nous avons remarqué que récemment, plus de Chefs d'État et responsables d'organisation internationale ont félicité Joe Biden pour son élection, y compris le Secrétaire général des Nations Unies, qui a publiquement présenté ses félicitations à Biden par un porte-parole. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : Nous suivons toujours de près les réactions des différentes parties aux États-Unis et de la communauté internationale au résultat de l'élection présidentielle américaine. Nous respectons le choix du peuple américain. Nous adressons nos félicitations à M. Biden et à Mme Harris.

Dans le même temps, à ce que nous comprenons, les résultats de l'élection présidentielle américaine seront déterminés conformément à la loi et aux procédures des États-Unis.

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