Conférence de presse du 7 mai 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021/05/07

CCTV : Vous avez mentionné hier que le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi présiderait la visioconférence de haut niveau du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le thème « Sauvegarder le multilatéralisme et le système international centré sur les Nations Unies ». Quelles sont les considérations de la Chine en prenant l’initiative d’organiser cette conférence ? Quelles sont les attentes de la Chine en ce qui concerne les acquis de conférence ?

Wang Wenbin : En tant que pays assumant la présidence tournante du Conseil de Sécurité des Nations Unies en mai, la Chine organisera le 7 mai la visioconférence de haut niveau sur le thème « Sauvegarder le multilatéralisme et le système international centré sur les Nations Unies ». Le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi la présidera et y prononcera un discours. La conférence se tiendra par liaison vidéo.

À l’heure actuelle, la pandémie de COVID-19 fait toujours rage dans le monde, l’économie mondiale est en récession, les questions brûlantes persistent et sont difficiles à régler, et les défis de sécurité non conventionnels, tels que la sécurité alimentaire et le changement climatique, se succèdent les uns aux autres. Dans le même temps, la politique des blocs sape l’autorité et l’efficacité des institutions multilatérales, et la confrontation idéologique affaiblit l’équité et l’égalité du multilatéralisme. Dans ce contexte, il est bien pertinent pour la Chine, présidente tournante du Conseil de Sécurité en mai, de prendre l’initiative d’organiser la visioconférence de haut niveau sur le thème « Sauvegarder le multilatéralisme et le système international centré sur les Nations Unies ».

La Chine espère travailler avec toutes les parties, y compris les pays membres du Conseil de Sécurité, pour profiter de cette conférence afin de réaffirmer notre soutien au multilatéralisme et notre engagement ferme dans les buts et principes de la Charte des Nations Unies, de sorte à défendre le système international centré sur les Nations Unies, à sauvegarder l’ordre international fondé sur le droit international, et à préserver la paix et la sécurité internationales et régionales.

TV Tokyo : La première question, sur fond de tensions entre la Chine et les États-Unis, le Japon et les États-Unis ont l’intention de créer une chaîne industrielle des produits et des technologies clés, tels que les semi-conducteurs, qui soit coupée de la Chine, en vue de préserver leur sécurité économique. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ? La deuxième question, pour des raisons de sécurité économique, le Japon et les États-Unis intensifient leurs efforts de regrouper d’autres pays pour créer une « étreinte » contre la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Je vais répondre à la fois à vos deux questions. La formation et le développement des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales sont un résultat de l’effet conjoint des lois du marché et des choix des entreprises depuis longtemps. La politisation des questions scientifiques, technologiques, économiques et commerciales, et la formation de petits clans exclusifs vont à l’encontre des principes de l’économie de marché et de la concurrence loyale. Cela ne fera que diviser artificiellement le monde, miner les règles du commerce international, menacer la sécurité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales et, en fin de compte, nuire aux autres ainsi qu’à soi-même.

Nous espérons que les pays concernés abandonneront la mentalité de jeu à somme nulle, suivront la tendance de l’époque, respecteront les lois de l’économie de marché et les règles du libre-échange, contribueront davantage aux échanges scientifiques, technologiques et commerciaux normaux dans le monde, travailleront ensemble à construire une économie mondiale ouverte, et défendront conjointement la stabilité et la fluidité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales, afin de promouvoir rapidement une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive de l’économie mondiale.

China News Service : Selon des reportages, ces derniers jours, la situation de l’épidémie de COVID-19 s’est rapidement détériorée au Népal, et le nombre de cas confirmés a battu le record. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? La Chine fournira-t-elle une aide au Népal pour lutter contre l’épidémie ?

Wang Wenbin : Le Népal et la Chine sont pays voisins et amis et partenaires de coopération stratégique. Après l’apparition de la COVID-19, les deux pays ont écrit un nouveau chapitre de l’amitié sino-népalaise en travaillant en solidarité et en avançant ensemble. Nous avons remarqué la gravité de la situation épidémique récente au Népal, et connaissons l’ampleur du défi épidémique auquel fait face le Népal. Nous continuerons de faire tout notre possible pour apporter des aides à la partie népalaise. Lors de la récente visioconférence des Ministres des Affaires étrangères de la Chine, de l’Afghanistan, du Pakistan, du Népal, du Sri Lanka et du Bangladesh, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a annoncé que la Chine allait fournir de nouveaux matériels médicaux au Népal. À l’heure actuelle, ces matériels médicaux ont été préparés dans leur ensemble et seront livrés à nos amis au Népal le plus tôt possible. En outre, les gouvernements locaux chinois et différents milieux de la société chinoise font aussi activement don de matériels médicaux dont le Népal a un besoin urgent.

Nous sommes convaincus que, grâce à la direction du gouvernement népalais et aux efforts conjoints de différentes parties, le peuple népalais peut vaincre rapidement la COVID-19 et restaurer l’ordre normal des activités et de la vie.

Bloomberg : La fusée Longue Marche-5B sera bientôt désorbitée. Nous avons envoyé une liste de questions à l’Administration spatiale nationale mais nous n’avons pas encore reçu de réponse. Pourriez-vous nous garantir que l’atterrissage de la fusée ne causera aucun dommage ? Où la partie chinoise pense-t-elle que la fusée va atterrir ?

Wang Wenbin : C’est une pratique internationale courante que les étages supérieurs des fusées brûlent lors de leur rentrée dans l’atmosphère. Le 29 avril, une fusée Longue Marche-5B Y2 a envoyé avec succès le module central Tianhe de la station spatiale sur l’orbite prévue. La Chine suit de très près la rentrée dans l’atmosphère de l’étage supérieur. À ma connaissance, l’étage supérieur de cette fusée a été désactivé, ce qui signifie que la plupart de ses pièces brûleront lors de la rentrée dans l’atmosphère, rendant la probabilité de dommages aux activités aériennes ou installations terrestres extrêmement faible. L’autorité compétente publiera les informations concernées en temps opportun.

CCTV : Selon des reportages, la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis a récemment tenu par liaison vidéo une audience intitulée « Les atrocités commises à l’encontre des Ouïgours et d’autres minorités ethniques au Xinjiang », à laquelle les soi-disant « survivants » et des universitaires américains ont assisté et témoigné. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Je voudrais souligner une fois de plus que la question relative au Xinjiang n’est pas une question ethnique, religieuse ou de droits de l’homme, mais une question de lutte contre le terrorisme et le séparatisme.

En organisant une audience sur les prétendues « atrocités commises à l’encontre des Ouïgours et d’autres minorités ethniques au Xinjiang » sans aucune base factuelle, la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis s’immisce de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine sur la base de la « présomption de culpabilité » délibérée. Les témoins présents à l’audience étaient soit des séparatistes visant à « l’indépendance du Xinjiang », soit de prétendus « survivants » qui ne cessaient de mentir et dont les déclarations contradictoires avaient été exposées à plusieurs reprises, soit des personnes pleines de préjugés contre la politique chinoise sur la gouvernance du Xinjiang. Une telle audience est dépourvue de toute objectivité ou impartialité, et ne sera qu’une farce antichinoise maladroite.

En fait, afin d’aider les Américains à connaître la situation réelle du Xinjiang, l’Ambassade de Chine aux États-Unis a organisé le 6 mai une visioconférence intitulée « Le Xinjiang est une terre merveilleuse ». Lors de l’événement, de hauts responsables du Comité permanent de l’Assemblée populaire de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, des stagiaires ayant suivi des cours dans des centres d’enseignement et de formation professionnels et des résidents locaux ont partagé leur vie quotidienne et leur travail, et ont discuté avec les participants américains. La partie chinoise avait invité largement les membres du Congrès américain et leurs assistants à participer à la visioconférence, mais presque aucun d’entre eux n’y a assisté, bien que ces personnes ne cessent de parler des droits de l’homme au Xinjiang. Cela met pleinement en évidence leur hypocrisie et leurs arrière-pensées sur les questions liées au Xinjiang. Ils n’osent pas rencontrer les responsables du gouvernement local et les résidents locaux qui connaissent le mieux la situation réelle, mais choisissent de croire les mensonges fabriqués par une poignée d’institutions et d’individus visant à ternir et à attaquer la situation des droits de l’homme au Xinjiang.

Nous espérons que la partie américaine reconnaîtra le fait objectif marqué par le développement et les progrès au Xinjiang, qu’elle ne sera pas aveuglée par les mensonges et les fausses informations concoctés par des forces antichinoises, qu’elle cessera de dénigrer et de discréditer les politiques ethniques et religieuses de la Chine et qu’elle cessera de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte de prétendues questions de droits de l’homme au Xinjiang.

Global Times : Nous avons remarqué que l’Alliance du Pacifique avait tenu une cérémonie pour célébrer son 10e anniversaire. Comment la Chine évalue-t-elle l’Alliance du Pacifique ? Quelles sont ses attentes pour le développement des relations avec l’Alliance ?

Wang Wenbin : Le 30 avril, l’Alliance du Pacifique a tenu une cérémonie virtuelle de célébration du 10e anniversaire de son établissement. Sur invitation de la Colombie, pays assumant la présidence tournante de l’Alliance, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a prononcé un discours par liaison vidéo pour la cérémonie, souhaitant de nouveaux progrès constants à l’Alliance dans le futur et saluant hautement la vision de développement ainsi que les résultats de coopération de l’Alliance. Il a déclaré que la Chine était prête à approfondir la coopération multilatérale et bilatérale avec l’Alliance du Pacifique et ses pays membres et à injecter une nouvelle impulsion au développement de la relation Chine-Amérique latine.

Créée en 2011, l’Alliance du Pacifique regroupe la Colombie, le Chili, le Mexique et le Pérou. Ces dernières années, guidée par les principes du multilatéralisme et du libre-échange, l’Alliance a obtenu des progrès encourageants dans son développement à l’intérieur et bien au-delà. Elle est l’organisation sous-régionale la plus dynamique jouissant de la plus grande influence dans l’Amérique latine et les Caraïbes. La Chine est devenue État observateur de l’Alliance en 2013. Elle maintient une bonne relation bilatérale avec tous ses États membres et les résultats issus de leur coopération pragmatique dans divers domaines sont fructueux.

Actuellement, la COVID-19 continue de sévir, la Chine continuera de coopérer avec les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, y compris les États membres de l’Alliance du Pacifique, dans la lutte contre la pandémie et dans d’autres domaines pour illustrer par des actions concrètes le concept d’une communauté d’avenir partagé Chine-Amérique latine et construire une relation caractérisée par l’égalité, les bénéfices mutuels, l’innovation, l’ouverture et le bénéfice aux peuples entre la Chine et l’Amérique latine dans la nouvelle ère.

Beijing Daily : Nous avons remarqué que des hommes politiques de la République de Corée, des associations concernées et des professionnels d’agriculture et de pêche de la République de Corée et du Japon ont exprimé leur opposition au rejet dans la mer de l’eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima. Le Ministère vietnamien des Affaires étrangères préconise également une attitude responsable pour répondre à l’accident nucléaire. La Chine a exhorté à plusieurs reprises la partie japonaise à gérer la question du rejet dans la mer de l’eau contaminée de Fukushima de manière prudente. Avez-vous de nouveaux commentaires à ajouter ?

Wang Wenbin : Comme le rejet de l’eau contaminée issue de l’accident nucléaire de Fukushima au Japon concerne la sécurité de l’environnement écologique marin mondial ainsi que la vie et la santé des peuples de tous les pays, la communauté internationale a généralement exprimé de fortes inquiétudes vis-à-vis de l’impact possible de cette décision du Japon, qui a également été largement contestée au sein du pays. Mais à ce jour, le gouvernement japonais fait toujours fi de ses responsabilités, obligations et moralités internationales et refuse de répondre directement aux préoccupations de la communauté internationale.

Nous exhortons le Japon à ne pas agir comme une autruche, prétendant que tout est parfait en enfouissant la tête dans le sable. Nous exhortons une fois de plus le gouvernement japonais à faire face aux graves préoccupations de la communauté internationale, à mettre fin à ses politiques et actions erronées qui mettent en danger l’environnement marin mondial ainsi que la santé et la sécurité publiques internationales et à accepter volontairement la participation concrète, la vérification et la surveillance de la communauté internationale, en particulier des parties prenantes, dans le traitement de l’eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima.

China Review News : Hier, la première Exposition internationale des produits de consommation de Chine s’est ouverte à Hainan. Certains médias étrangers ont commenté que, sur fond de COVID-19, l’Exposition des produits de consommation était propice au circuit domestique et au circuit international. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La première Exposition internationale des produits de consommation de Chine, qui s’est ouverte hier, a attiré l’attention des médias chinois et étrangers. Le Président Xi Jinping a envoyé une lettre de félicitations à l’Exposition en soulignant que la tenue de l’Exposition internationale des produits de consommation de Chine favorise le partage des opportunités du marché chinois par les pays du monde entier, la reprise et la croissance de l’économie mondiale, et la fourniture par la Chine de plus de produits de consommation de qualité au monde.

Dans le contexte actuel où l’épidémie de COVID-19 continue de se propager, l’Exposition des produits de consommation, qui est la plus grande exposition de produits de consommation de qualité dans la région Asie-Pacifique, a attiré plus de 1 300 marques de 69 pays et régions, plus de 30 000 acheteurs et visiteurs professionnels de toutes catégories. On prévoit que le nombre de visiteurs de toutes sortes dépassera les 200 000. Cela reflète l’efficacité remarquable de la prévention et du contrôle de la pandémie en Chine, et montre également la forte résilience, l’énorme potentiel et le grand attrait de l’économie chinoise.

Dans la situation actuelle marquée par la montée de l’unilatéralisme et du protectionnisme, la Chine a tenu l’Exposition des produits de consommation comme prévu, ce qui a démontré davantage notre ferme détermination et notre confiance dans la promotion de l’ouverture à un haut niveau sur le monde extérieur. La Chine sera inébranlable dans l’élargissement de son ouverture sur tous les plans, pour faire du marché chinois un marché ouvert sur le monde, un marché de tous et un marché pour tous, et insuffler un nouvel élan à la promotion de la reprise de l’économie mondiale.

Reuters : La Chine peut-elle confirmer approximativement où les débris de la fusée pourraient tomber sur la terre ? La partie chinoise a-t-elle informé les gouvernements ou les autorités compétentes concernés afin qu’ils puissent prendre des mesures préventives ?

Wang Wenbin : En fait, j’ai déjà répondu à cette question tout à l’heure. Les services compétents chinois donneront les informations en temps opportun.

RCI : Selon des reportages, le Chef du Parlement et ancien Président des Maldives Mohamed Nasheed a été attaqué par une bombe dans la rue, et il n’est pas dans un état critique pour le moment. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : La Chine condamne fermement cette attaque. Nous exprimons notre sincère sympathie au Chef du Parlement Mohamed Nasheed et lui souhaitons un prompt rétablissement.

Bloomberg : Vous venez de mentionner que la partie japonaise devrait accepter la vérification et la supervision de la communauté internationale. Pour autant que je sache, le Japon a exprimé sa volonté de coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour créer un groupe de travail auquel participeront des experts de la Chine et de la République de Corée afin de procéder au travail de vérification concernée, et ce groupe de travail est actuellement en cours de préparation. Pensez-vous que cela soit suffisant pour répondre aux préoccupations de la partie chinoise et des autres parties concernées ? Que doit faire de plus la partie japonaise ?

Wang Wenbin : Comme nous l’avons déjà souligné à maintes reprises, il est extrêmement irresponsable de la part du Japon de décider unilatéralement de déverser en mer l’eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima sans avoir épuisé tous les moyens sûrs de traitement, sans amples consultations avec les pays voisins et la communauté internationale, et au mépris des doutes et de l’opposition soulevés par son propre peuple et la communauté internationale. Je voudrais également indiquer que les informations publiées par le Japon jusqu’à présent sont essentiellement des informations unilatérales et qu’il a évité toute communication substantielle avec les experts des parties prenantes. Ces pratiques de la partie japonaise ne peuvent qu’être décrites comme une innocence autoproclamée et une réponse purement formelle à l’opinion publique internationale, ce qui n’est guère convaincant.

Nous exhortons la partie japonaise à répondre effectivement aux préoccupations de la communauté internationale, en particulier celles des parties prenantes, avec une attitude honnête, scientifique et responsable, à assumer ses responsabilités internationales et à s’acquitter de ses obligations internationales.

Reuters : La Chine développe actuellement de manière indépendante des vaccins à base d’acide ribonucléique messager (ARNm). Si la recherche et le développement réussissent, la Chine sera-t-elle disposée à partager les brevets concernés ?

Wang Wenbin : J’ai déjà répondu hier à la question sur les droits de propriété intellectuelle des vaccins, vous pouvez le consulter. Je tiens également à ajouter que depuis l’apparition de la COVID-19, la Chine s’en tient toujours à faire des vaccins un bien public mondial et elle a pris des mesures concrètes pour garantir l’accessibilité et l’abordabilité des vaccins dans les pays en développement, en engageant par exemple la coopération avec les pays en développement en matière de transfert de technologies et de production conjointe. Nous continuerons également de soutenir toutes les actions qui sont propices à un accès opportun et équitable aux vaccins pour les pays en développement.