Conférence de presse du 15 juillet 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/07/15

CCTV : La Chine a annoncé que le Président Xi Jinping participerait à une réunion informelle des dirigeants de l'APEC (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique). Il s'agira du premier sommet multilatéral auquel le Président Xi Jinping participera après avoir célébré le 100e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC). Pourriez-vous nous préciser quelles sont les attentes de la partie chinoise à l'égard de cette réunion ?

Zhao Lijian : Sur l'invitation de la Première Ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, le Président Xi Jinping participera à la réunion informelle des dirigeants de l'APEC le 16 juillet par liaison vidéo. Ce sera une réunion importante tenue par l'APEC à un moment critique où la pandémie de COVID-19 rebondit à l'échelle mondiale et que la coopération internationale antiépidémique est entrée dans une nouvelle phase. La Chine attache une grande importance au rôle de l'APEC en tant que plateforme importante pour la coopération économique dans la région Asie-Pacifique. Nous souhaitons que toutes les parties défendent le concept de la communauté d'avenir partagé pour l'Asie-Pacifique, fassent rayonner l'esprit du partenariat Asie-Pacifique, envoient un signe positif de lutte solidaire contre la pandémie et d'approfondissement de la coopération en matière de reprise économique, afin d'insuffler un fort élan à la lutte contre la pandémie et au processus de reprise économique dans la région Asie-Pacifique et dans le monde, ainsi que d'apporter une contribution positive à la promotion du développement commun et de la prospérité commune dans la région Asie-Pacifique.

China Daily : Selon des reportages, le Ministère pakistanais des Affaires étrangères a publié le 14 juillet une déclaration selon laquelle une navette du chantier du barrage de Dasu, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, avait explosé en raison d'une fuite d'essence causée par des défaillances mécaniques, puis le véhicule a plongé dans un ravin. La partie pakistanaise mène des enquêtes approfondies et exprime ses sincères condoléances aux familles des victimes chinoises et pakistanaises. Quels sont les commentaires de la partie chinoise à ce sujet ? Pourriez-vous présenter les dernières informations concernant l'enquête et la situation des blessés et morts du côté chinois ?

Zhao Lijian : La Chine est extrêmement choquée d'avoir appris que l'incident a fait de nombreux morts et blessés chinois. Le Parti et le gouvernement chinois y attachent une grande importance, et les dirigeants du Parti et de l'État ont donné des instructions importantes dans les premières heures, demandant de ne ménager aucun effort pour secourir les blessés, de bien régler les questions des morts et blessés liées à l'accident, d'éclaircir rapidement la vérité, d'évaluer de manière approfondie les risques, et de faire tout notre possible pour assurer la sécurité des Chinois. Le Ministère des Affaires étrangères et l'Ambassade de Chine au Pakistan ont immédiatement activé le mécanisme d'urgence et restent en contact étroit avec la partie pakistanaise, respectivement à Beijing et à Islamabad, et se sont pleinement engagés dans la gestion de l'urgence. Nous avons demandé à la partie pakistanaise de mener une enquête approfondie dès que possible sur cet incident, de transférer et de soigner adéquatement les blessés, de renforcer les mesures de sécurité, d'éliminer les risques cachés et d'assurer la sécurité des ressortissants, des institutions et des projets chinois au Pakistan. La partie pakistanaise a exprimé ses condoléances et sa sympathie aux victimes et aux blessés par différents canaux et a promis de faire de son mieux pour secourir les blessés et effectuer un traitement de suivi afin de garantir la sécurité des ressortissants, des institutions et des projets chinois au Pakistan. Le soir du 14 juillet, l'Ambassadeur de Chine au Pakistan et le Secrétaire général du Ministère pakistanais des Affaires étrangères ont rendu visite aux blessés à l'hôpital et leur ont transmis la sympathie et l'attention des dirigeants des deux pays. La partie chinoise enverra aujourd'hui au Pakistan un groupe de travail interdépartemental pour accompagner le travail de la partie pakistanaise.

CCTV : À l'occasion du sixième anniversaire de la conclusion du Plan d'action global commun (PAGC-JCPOA) pour la question du nucléaire iranien, quel est le point de vue de la Chine sur la perspective du PAGC-JCPOA ? Quelles sont ses attentes concernant la reprise des engagements des États-Unis et de l'Iran ?

Zhao Lijian : Le 14 juillet marque le sixième anniversaire de la conclusion du PAGC-JCPOA. Conclu au prix de 13 ans de négociations dures, il est un fruit important de la diplomatie multilatérale approuvé par la résolution 2231 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, et un exemple classique du règlement de différends par le dialogue et les consultations. C'est aussi un pilier essentiel pour maintenir le régime international de non-prolifération et promouvoir la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Il est dans l'intérêt commun de la communauté internationale de maintenir et de mettre en œuvre conjointement le PAGC-JCPOA.

La Chine est toujours d'avis que la mise en œuvre complète et effective du PAGC-JCPOA est le seul moyen efficace de résoudre la question du nucléaire iranien. La Chine salue les efforts des États-Unis pour revenir dans le PAGC-JCPOA. Dans le même temps, la partie américaine doit faire preuve de sincérité et prendre des actions concrètes pour regagner la confiance de la communauté internationale. Actuellement, les négociations sur la reprise du PAGC-JCPOA sont entrées dans la phase finale. Toutes les parties font preuve de volonté politique pour parvenir à un accord, mais il reste encore des divergences à aplanir. La partie américaine doit prendre rapidement la décision de lever totalement et complètement toutes les sanctions unilatérales illégales contre l'Iran et les parties tierces. Sur cette base, la partie iranienne doit, quant à elle, mettre en œuvre intégrale le PAGC-JCPOA.

En tant que partie importante au PAGC-JCPOA, la Chine préserve fermement l'autorité et l'efficacité du PAGC-JCPOA et des résolutions du Conseil de Sécurité. La Chine participe de manière constructive aux négociations sur la reprise des engagements des États-Unis et de l'Iran, travaillent auprès des parties pour qu'elles parviennent à un consensus et aplanissent les divergences, et œuvre pour ramener rapidement le PAGC-JCPOA sur la bonne voie. Quelle que soit l'évolution de la situation, la Chine se mettra toujours du bon côté de l'histoire et du côté de l'équité et de la justice, fera avancer le règlement politique et diplomatique de la question du nucléaire iranien et maintiendra le régime international de non-prolifération et sauvegardera la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Dans le même temps, nous préserverons aussi fermement nos droits et intérêts légaux.

China News Service : Du 13 au 15 juillet, le Forum politique de haut niveau pour le développement durable du Conseil économique et social de l'ONU (CESNU) a tenu des présentations nationales volontaires. Pourriez-vous présenter les informations que la Chine a transmises dans sa présentation ?

Zhao Lijian : Le 14 juillet, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a présenté volontairement par liaison vidéo la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 (Programme 2030) des Nations Unies. Il a présenté les réalisations de la Chine dans cinq domaines au cours de la mise en œuvre du Programme 2030 dans le respect du nouveau concept de développement marqué par l'innovation, la coordination, l'écologie, l'ouverture et le partage.

Premièrement, accorder la priorité au développement. La Chine est le seul pays du monde qui a réussi à passer du « niveau faible de développement humain » au « niveau élevé de développement humain » et la seule économie principale qui a enregistré une croissance positive dans le contexte épidémique, apportant une contribution considérable à la reprise de l'économie mondiale.

Deuxièmement, s'attacher au concept centré sur le peuple. La Chine a éradiqué, pour la première fois dans son histoire, la pauvreté absolue, a répondu efficacement à la pandémie de COVID-19, et a établi le plus grand système de protection sociale et d'éducation obligatoire au monde. Les sentiments de bonheur, de gain et de satisfaction du peuple ont été sensiblement augmentés.

Troisièmement, mettre en pratique la coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature. La Chine met activement en œuvre l'Accord de Paris sur le changement climatique, optimise continuellement la structure énergétique et industrielle et poursuit une voie de développement vert, bas carbone et circulaire.

Quatrièmement, suivre le courant de l'époque marqué par l'ouverture et les bénéfices mutuels. La Chine reste le plus grand contributeur du monde à la croissance mondiale pendant 15 ans consécutifs. L'Initiative « la Ceinture et la Route », les trains de fret Chine-Europe, la Route de la Soie verte et la Route de la Soie numérique injectent une nouvelle et forte dynamique à la mise en œuvre du Programme 2030.

Cinquièmement, rechercher un développement commun avec les autres pays. La Chine et les autres pays en développement s'entraident depuis toujours en solidarité. Elle s'engage dans l'approfondissement de la coopération Sud-Sud. Face à la pandémie, elle a mis en place la plus grande opération humanitaire internationale depuis la fondation de la Chine nouvelle, et a honoré son engagement de faire des vaccins anti-COVID-19 un bien public mondial, apportant une contribution majeure à l'établissement d'une barrière immunitaire mondiale.

HRTN : Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a participé hier à Douchanbé à la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) et à la réunion des Ministres des Affaires étrangères du « Groupe de contact OCS-Afghanistan ». Pourriez-vous nous en dire plus sur les réunions ?

Zhao Lijian : Lors de la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'OCS, le Conseiller d'État Wang Yi a dit que la Chine était disposée à saisir l'opportunité offerte par le 20e anniversaire de la création de l'OCS pour conjuguer ses efforts à ceux des autres États membres afin de construire une communauté d'avenir partagé de l'OCS plus étroite. M. Wang a avancé cinq propositions. Premièrement, renforcer la solidarité et la coordination pour consolider une base politique solide et se donner en exemple dans l'exploration par la communauté internationale d'un nouveau type de relations internationales. Deuxièmement, partager des responsabilités en matière sécuritaire afin d'assurer une stabilité durable dans la région, d'approfondir la coopération en matière de sécurité et de coordonner les positions et les actions sur les grandes questions. Troisièmement, lutter main dans la main contre la pandémie, rejeter fermement le « nationalisme vaccinal », s'opposer à la manipulation politique au nom de l'étude sur l'origine du virus, et préserver l'intérêt général de la solidarité mondiale contre la pandémie. Quatrièmement, promouvoir l'ouverture et la connectivité, approfondir la convergence des stratégies de développement afin de libérer le potentiel de la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » et de soutenir une reprise économique solide. Cinquièmement, se positionner à l'avant-garde de l'évolution du temps et rejeter conjointement les actes de certains pays consistant à placer l'unilatéralisme au-dessus des normes fondamentales régissant les relations internationales, en vue de promouvoir la construction d'une communauté d'avenir partagé.

Lors de la réunion des Ministres des Affaires étrangères du « Groupe de contact OCS-Afghanistan », M. Wang a indiqué que l'OCS devait s'efforcer de faire en sorte que la situation en Afghanistan évolue dans une direction qui serve les intérêts communs de l'Afghanistan et des autres pays de la région. Il a également suggéré d'empêcher les États-Unis d'éluder leurs responsabilités en rejetant leurs responsabilités sur les autres, de prévenir la résurgence des forces terroristes, de faire avancer le processus de réconciliation avec des efforts concertés, de renforcer activement la coordination multilatérale et de favoriser continuellement la paix et la reconstruction en Afghanistan. La Chine continuera de jouer un rôle constructif dans la promotion d'un règlement politique de la question afghane sur la base du respect total de la souveraineté de l'Afghanistan et du principe d'« un processus conduit et pris en charge par les Afghans ».

Les autres Ministres des Affaires étrangères présents à la réunion se sont tous dits prêts, en faisant du 20e anniversaire de l'OCS un nouveau point de départ, à continuer d'adhérer à « l'esprit de Shanghai », à approfondir la coopération dans divers domaines, à soutenir la paix et la réconciliation en Afghanistan et à jouer un rôle plus important dans le maintien de la paix mondiale et la réalisation du développement commun.

Agence de presse Xinhua : Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a effectué une visite officielle au Tadjikistan le 13 juillet, heure locale. Pourriez-vous nous fournir des informations sur cela ?

Zhao Lijian : Le 13 juillet, heure locale, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a effectué une visite officielle au Tadjikistan, au cours de laquelle le Président tadjik Emomali Rahmon a rencontré M. Wang et il s'est entretenu avec le Ministre tadjik des Affaires étrangères Sirojiddin Muhriddin. Les deux Ministres ont également assisté à une cérémonie de signature de documents de coopération bilatérale concernés et rencontré la presse.

M. Wang a déclaré que la Chine et le Tadjikistan étaient des voisins proches et amis ainsi que des partenaires stratégiques globaux. Sous la direction des deux Chefs d'État, les relations entre la Chine et le Tadjikistan sont à leur meilleur niveau historique. La Chine apprécie l'énorme travail accompli par le Tadjikistan pour encourager le développement de l'OCS pendant sa présidence tournante. L'année prochaine marquera le 30e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. La Chine est prête à travailler avec le Tadjikistan pour cimenter continuellement la confiance mutuelle sur le plan politique, approfondir la coopération dans divers secteurs, forger une communauté de développement de qualité et à un niveau profond, construire une communauté de sécurité indestructible et sauvegarder conjointement la sécurité et la stabilité en Asie centrale.

Les dirigeants tadjiks ont chaleureusement félicité le PCC de son centenaire, et ont hautement salué les réalisations remarquables de la Chine en matière de développement. Ils ont exprimé leur volonté d'approfondir davantage la coopération tous azimuts avec la Chine, de renforcer la coordination et la coopération au sein de l'OCS, du mécanisme de réunion des Ministres des Affaires étrangères de « la Chine plus les cinq pays d'Asie centrale », de la Conférence sur l'interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA) et d'autres cadres multilatéraux, et de faire en sorte que le Sommet de l'OCS enregistre des résultats encourageants.

Reuters : L'Ambassade de Chine au Pakistan a confirmé qu'il y avait des victimes. Hier, la partie chinoise a déclaré que c'était une attaque à la bombe, mais le Ministère pakistanais des Affaires étrangères a affirmé plus tard qu'il s'agissait d'une explosion en raison de fuite d'essence à cause des défaillances mécaniques. D'après la Chine, est-il une attaque ou un accident ? Et la Chine est-elle satisfaite du niveau de protection que le Pakistan offre aux ressortissants chinois dans le pays ?

Zhao Lijian : Nous avons noté le communiqué de presse du Ministère pakistanais des Affaires étrangères. Actuellement, l'incident est toujours en cours de traitement et d'enquête. La Chine va coopérer étroitement avec la partie pakistanaise pour mener à bien conjointement les enquêtes sur l'incident.

La Chine et le Pakistan sont des partenaires de coopération stratégique de tout temps, disposant d'une amitié traditionnelle et d'une confiance politique mutuelle indéfectibles. Conformément à l'important consensus auquel sont parvenus les dirigeants des deux pays, les deux parties saisiront l'opportunité offerte par le 70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays pour maintenir une communication étroite, approfondir la confiance stratégique mutuelle, soutenir fermement les intérêts vitaux et les préoccupations majeures de part et d'autre, s'engager conjointement dans la construction de qualité du Corridor économique Chine-Pakistan (CECP), travailler côte à côte dans la lutte contre la pandémie de COVID-19, porter les relations sino-pakistanaises à un nouveau palier, bénéficier davantage aux peuples des deux pays et agir main dans la main afin d'insuffler un nouvel élan à la construction d'un nouveau type de relations internationales et d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité.

Nous apprécions le fait que la partie pakistanaise attache une grande importance à la sécurité des ressortissants, des institutions et des projets chinois au Pakistan et qu'elle continuera de prendre des mesures efficaces et concrètes pour l'assurer. La Chine va travailler ensemble avec la partie pakistanaise pour renforcer les mesures de sécurité des projets de coopération Chine-Pakistan et assurer la sécurité de l'ensemble des ressortissants, des institutions et des projets chinois au Pakistan.

Shenzhen TV : Selon des reportages, la tribu Penelakut de la province de la Colombie-Britannique du Canada a annoncé le 12 juillet, heure locale, que plus de 160 tombes « non marquées et non documentées » avaient été découvertes dans sa zone résidentielle qui abritait autrefois le pensionnat de l'île Kuper. Il s'agit du quatrième site funéraire « non documenté et non marqué » découvert au Canada depuis le mois de mai de cette année. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Cette nouvelle est choquante et scandaleuse. Au fur et à mesure que les tombes non marquées sont découvertes les unes après les autres, le grave problème de racisme systémique au Canada a été exposé au monde entier de manière répétée. On ne peut s'empêcher de se demander, combien de péchés restent-ils encore enterrés au Canada ?

J'ai remarqué que le dirigeant du Canada avait réagi en disant : « Ces découvertes ne font qu'approfondir la douleur que les familles, les survivants et tous les peuples et communautés autochtones ont déjà ressentie, réaffirmant une vérité qu'ils connaissent depuis longtemps. » Un internaute étranger a fait remarquer que cette découverte avait plutôt réaffirmé un fait que le gouvernement canadien connaissait depuis longtemps ! Auparavant, de nombreux rapporteurs et experts du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies ont publié une déclaration conjointe, exhortant la partie canadienne à mener une enquête globale sur la question des restes autochtones dans ses pensionnats. Cependant, face à des preuves solides des crimes, le gouvernement canadien y a répondu toujours par manière d'acquit et a même rejeté les responsabilités sur l'Église catholique. La partie canadienne dit toujours qu'elle va prendre des mesures pour rechercher la vérité, mais en réalité, elle ne prend guère de mesures concrètes. De tels actes consistant à tout promettre sans rien faire ne font que causer des souffrances encore plus grandes aux peuples autochtones et révèlent pleinement l'image hypocrite de la partie canadienne sur la question des droits de l'homme.

La partie canadienne doit réfléchir en profondeur sur elle-même, mettre en place des mesures concrètes, faire toute la lumière sur le problème lié à la maltraitance et à la discrimination à l'encontre des peuples autochtones, poursuivre les responsables, offrir des compensations et s'attaquer effectivement au problème du racisme systémique existant en elle.

RIA Novosti : Selon des reportages, les États-Unis envisagent de proposer à la Chine de mettre en place une ligne directe permettant une communication directe de haut niveau entre les deux pays. Cette ligne permettrait au Président Joe Biden de joindre immédiatement le Président Xi Jinping par appels téléphoniques ou messages cryptés. La Chine pense-t-elle qu'un tel mécanisme est nécessaire ?

Zhao Lijian : Pour autant que je sache, il existe plusieurs lignes directes entre la Chine et les États-Unis pour la communication entre les Chefs d'État et les autorités chargées des affaires étrangères et de la défense. Ces lignes ont joué un rôle important au fil des ans.

Beijing Daily : La 44e session élargie du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO se tiendra à Fuzhou, dans la province du Fujian, du 16 au 31 juillet. Pourriez-vous nous présenter ce qu'a fait la Chine en matière de conservation du patrimoine mondial ?

Zhao Lijian : En accueillant cette session du Comité du patrimoine mondial à Fuzhou, la Chine tient pour la deuxième fois un événement annuel du patrimoine mondial, ce qui revêt une importance capitale pour nous.

Depuis que la Chine a adhéré à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel en 1985, elle a mis en œuvre la convention avec sérieux et a obtenu des résultats remarquables dans le domaine du patrimoine mondial. À l'heure actuelle, la Chine compte 55 sites du patrimoine mondial et est l'un des pays dont les catégories de sites du patrimoine mondial sont les plus nombreuses. Parmi eux, 14 sont des sites naturels du patrimoine mondial et 4 sont des sites mixtes du patrimoine culturel et naturel, dont le nombre total est le premier au monde.

L'état général de conservation des sites du patrimoine mondial de la Chine est nettement meilleur que la moyenne mondiale. Selon le rapport d'évaluation faisant autorité de la conservation du patrimoine mondial réalisé par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans ce domaine, 63 % des sites naturels et des sites mixtes du patrimoine mondial sont dans un état « bon » ou « bon avec quelques préoccupations », contre 89 % pour la Chine. L'UICN a trouvé 7 % des sites dans le monde dans une situation « critique », alors que ce chiffre est de zéro en Chine.

Au cours des 30 dernières années, la Chine n'a cessé d'innover sa vision de conservation du patrimoine mondial et d'améliorer son niveau de gestion, apportant la sagesse, les solutions et la force chinoises à la cause de la conservation du patrimoine mondial. La Chine a intégré la conservation du patrimoine mondial dans sa stratégie nationale, a mis en place un système assez complet de conservation, de gestion et de suivi du patrimoine mondial, et a profité pleinement des institutions professionnelles et des nouvelles technologies pour fournir des voies et des approches plus nombreuses et plus efficaces pour la conservation du patrimoine mondial. Dans le même temps, la Chine a participé activement à la gouvernance mondiale dans le domaine du patrimoine mondial, a soutenu l'UNESCO dans la mise en œuvre de la stratégie Priorité Afrique, et a apporté, au mieux de ses capacités, son aide à des pays comme le Cambodge, le Kenya et le Népal en matière de conservation et de restauration du patrimoine.

La Chine conserve toujours avec un grand sens de la mission et de la responsabilité le patrimoine mondial, qui est le bien commun de l'humanité. La Chine est prête à saisir cette session comme une opportunité pour procéder à des échanges et à une coopération approfondis avec les autres pays du monde dans la conservation du patrimoine mondial et apporter une nouvelle contribution à la cause du patrimoine mondial.

South China Morning Post : Une société américaine spécialisée dans l'analyse des images satellites a publié il y a quelques jours un rapport, disant que des navires chinois amarrés sur les îles Nansha avaient rejeté des eaux usées. Un responsable philippin a indiqué que cette affaire était en cours d'enquête. Étant donné que la photo accompagnant le rapport a été prise dans la Grande Barrière de corail en Australie en 2014, sur laquelle il ne s'agit pas d'un navire chinois, l'authenticité de ce rapport a été ainsi mise en doute. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : C'est une grande blague de ces derniers jours. La société américaine a fabriqué les faits, violé son éthique professionnelle, et fait courir par malveillance des rumeurs pour calomnier la Chine, la Chine le condamne vigoureusement. La Chine entend travailler ensemble avec les pays de la région pour éliminer les perturbations et défendre conjointement la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Reuters : Le Sénat américain a adopté mercredi une loi visant à interdire l'importation de produits en provenance du Xinjiang en raison du « génocide » continu à l'encontre des Ouïgours et d'autres groupes musulmans. Cette politique obligera les importateurs à vérifier de manière plus approfondie leurs chaînes d'approvisionnement en Chine. Quelle est la réponse du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ? Quels sont vos commentaires sur l'impact potentiel de cette loi sur les activités commerciales en Chine ? La Chine envisagera-t-elle des contre-mesures concrètes ?

Zhao Lijian : La Chine a déjà exposé maintes fois sa position sur la question liée au Xinjiang. Le soi-disant « travail forcé » est un mensonge purement inventé. Les États-Unis n'ont cessé de faire du tapage sur la soi-disant question de « travail forcé » au Xinjiang, leur objectif réel est de perturber la prospérité et la stabilité du Xinjiang, de priver la population du Xinjiang de son droit à la survie, à l'emploi et au développement, de créer le chômage forcé et la pauvreté forcée. Cela révèle pleinement le dessein ignoble des États-Unis d'utiliser le Xinjiang pour contenir la Chine.

Sur les questions liées aux droits de l'homme, la partie américaine n'est pas en mesure de se prendre pour un « donneur de leçon ». Il y a environ 500 000 enfants travailleurs aux États-Unis qui s'engagent dans le travail agricole, et leur durée de travail atteint jusqu'à 72 heures par semaine. Chaque année, des dizaines de milliers de personnes sont victimes de la traite des êtres humains et sont vendues de l'extérieur vers des « ateliers de misère » aux États-Unis. Au moins 500 000 personnes aux États-Unis sont soumises à l'esclavage moderne. Personne ne correspond mieux à l'étiquette de « travail forcé » que les États-Unis.

Ce que les États-Unis doivent faire, c'est de réfléchir effectivement à leur propre bilan sinistre sur les questions de droits de l'homme, d'attacher une plus grande attention à leurs propres problèmes, d'apporter des avantages tangibles au bien-être de leur propre peuple, de se garder de perdre du temps et de l'énergie à dénigrer et à attaquer la Chine en instrumentalisant la question du « travail forcé », et de cesser de faire avancer le projet de loi concerné et de se livrer à la machination politique.

Beijing Youth Daily : Un article du Washington Post publié le 13 juillet a critiqué les États-Unis d'avoir accaparé des vaccins contre la COVID-19, ce qui a entraîné de graves gaspillages. L'article a indiqué que le plus grand échec de la réponse actuelle américaine à la pandémie est que le pays ne se préoccupait que de la pandémie à l'intérieur tout en négligeant la menace à l'étranger. Selon l'article, pour atteindre l'objectif trop ambitieux de vacciner 70 % des adultes américains avec au moins une dose d'ici le 4 juillet, les États-Unis ont accaparé des vaccins excédentaires, mettant des millions de vaccins au bord de l'expiration qui seront jetés dans la poubelle. Ces gaspillages se poursuivraient jusqu'à l'automne prochain. En outre, bien qu'il n'y ait pas de preuve justifiant le besoin de dose de rappel de leurs populations, les États-Unis ont accaparé environ 200 millions de doses de Moderna pour le futur. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Comme le dit un poème chinois, « Viandes et vins se corrompent dans les luxueux pavillons, tandis que sur les routes, les gens meurent de froid. » Même les médias américains ne supportent plus l'approche égoïste des États-Unis consistant à accaparer des vaccins.

Le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a dit récemment que nous avions besoin d'au moins 11 milliards de doses de vaccins pour inoculer des personnes dans 70 % des régions du monde afin d'atteindre l'immunité collective et de mettre fin à cette pandémie. Il a averti en même temps qu'il y avait un accès inégal aux vaccins anti-COVID-19. En effet, la communauté internationale voit que cette pratique égoïste des États-Unis prive gravement les pays en développement d'un accès égal aux vaccins. Ce n'est pas un acte à la hauteur d'un pays responsable. Quelle honte !

À l'heure actuelle, la pandémie se propage toujours à travers le monde avec de plus grands défis posés par les variants du virus à la réponse mondiale à la COVID-19. Dans ce contexte, la pratique américaine consistant à accaparer et à gaspiller des vaccins précieux n'est pas différente du sabotage de la bouée de sauvetage antiépidémique vulnérable des pays en développement. Chaque dose de vaccins accaparée et gaspillée par les États-Unis aurait pu être utilisée pour sauver la vie d'une personne. Lorsque les États-Unis jettent des vaccins excédentaires à la poubelle, ce qu'ils jettent est non seulement des chiffres, mais aussi la conscience et la responsabilité internationale.

La Chine est toujours d'avis que les vaccins contre la COVID-19 doivent être un bien public mondial et nous devons garantir leur accessibilité et leur abordabilité dans les pays en développement. Nous sommes prêts à continuer à faire tout notre possible pour fournir des vaccins à d'autres pays et à travailler avec toutes les autres parties pour construire une communauté de santé pour tous et apporter une plus grande contribution à la lutte mondiale contre la pandémie.

Bloomberg : Selon des reportages, le Département américain du Trésor n'a pas l'intention de relancer le Dialogue stratégique et économique États-Unis-Chine. Ce dialogue a commencé en 2006, et a été interrompu en 2018 par l'administration Trump. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères ?

Zhao Lijian : Les États-Unis y trop réfléchissent.

Global Times : Selon des reportages, la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO) a déclaré le 12 juillet que l'eau contaminée issue de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi serait diluée avec de l'eau de mer avant d'être rejetée dans l'océan et que la compagnie envisageait de ne plus détecter la concentration du tritium radioactif dans l'eau contaminée après la dilution et de juger si ce serait conforme aux normes en fonction de la quantité de l'eau de mer introduite, car la détection nécessitait beaucoup de temps. D'après ce plan, le rejet de l'eau contaminée atteindra un maximum de 500 mètres cubes par jour. Nous avons également remarqué que la Compagnie d'électricité du Tôhoku a annoncé le 13 juillet qu'une fuite de sulfure d'hydrogène s'était produite le jour d'avant dans sa centrale nucléaire d'Onagawa située dans la préfecture de Miyagi, causant l'empoisonnement de 7 personnes. Les failles japonaises en matière de gestion de l'énergie nucléaire ont préoccupé une nouvelle fois la communauté internationale. Quels sont les commentaires de la Chine à cet égard ?

Zhao Lijian : Depuis que le Japon a pris unilatéralement la décision erronée de déverser l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima dans la mer en avril dernier, de nombreuses fuites se sont successivement produites dans des conteneurs stockant des déchets nucléaires de la centrale. Maintenant, la centrale nucléaire d'Onagawa a eu aussi une fuite de sulfure d'hydrogène. Cela nous pousse à nous inquiéter du nombre de fuites non révélées au Japon.

Ce qui est particulièrement abasourdissant, c'est que la TEPCO ne cherche qu'à économiser de l'argent et à détourner les difficultés, et envisage de ne pas détecter la concentration du tritium radioactif dans l'eau contaminée. La façon dont le Japon traite l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima concerne l'environnement marin mondial et la sécurité de la santé publique internationale, ce n'est pas du tout une affaire privée du Japon ou d'une entreprise. La partie japonaise doit regarder en face les préoccupations de la communauté internationale et ne doit pas lancer unilatéralement le rejet en mer de l'eau contaminée de la centrale nucléaire avant de trouver un consensus par les consultations avec toutes les parties prenantes, dont ses pays voisins, et les institutions internationales compétentes.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a établi un groupe de travail technique dédié au traitement de l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima, auquel participeront des experts de la Chine, de la République de Corée, de la Russie et d'autres pays. Dans ce contexte, la partie japonaise ne doit pas essayer d'utiliser des astuces pour tromper son peuple et la communauté internationale. Elle doit cesser de décliner ses responsabilités sur autrui, adopter une attitude sincère et responsable, gérer les questions concernées de manière prudente, ouverte, transparente et scientifique, et coopérer complètement avec le groupe de travail de l'AIEA afin d'éviter que les peuples du monde entier ne paient pour sa décision erronée.

Reuters : Le Ministère indien des Affaires étrangères a déclaré mercredi que les conflits frontaliers entre la Chine et l'Inde n'étaient dans l'intérêt d'aucune partie et nuisaient aux relations bilatérales. Avant, les Ministres chinois et indien des Affaires étrangers se sont entretenus au Tadjikistan. La partie chinoise estime-t-elle que cette rencontre a changé la situation ? Est-ce que la Chine participera à d'autres discussions concrètes pour résoudre le problème ?

Zhao Lijian : La partie chinoise a publié un bulletin d'information sur la réunion des deux Ministres des Affaires étrangères. Vous pouvez le consulter.

The Paper : Ces derniers jours, la situation de la COVID-19 continue de s'aggraver en Indonésie, où le nombre de cas confirmés chaque jour est désormais le plus grand au monde. Vous avez indiqué il y a quelques jours que la Chine était disposée à lui fournir des aides dont l'Indonésie a un besoin urgent. Pourriez-vous nous dire quelles sont les mesures spécifiques de la Chine ?

Zhao Lijian : En tant que grands pays en développement, la Chine et l'Indonésie sont à l'avant-garde de la coopération internationale contre la pandémie. Au début du mois dernier, le Conseil d'État Wang Yi et le Coordinateur du gouvernement indonésien pour la coopération avec la Chine et Ministre coordinateur Luhut Binsar Pandjaitan ont tenu la première réunion dans le cadre du mécanisme de coopération et de dialogue de haut niveau des deux pays, et ils sont parvenus à un important consensus sur la coopération dans la lutte antiépidémique et la santé publique.

Nous connaissons les pressions que vit actuellement l'Indonésie dans la lutte antiépidémique. Ce matin, le Ministre assistant des Affaires étrangères Wu Jianghao et M. Odo R.M. Manuhutu, adjoint du Coordinateur du gouvernement indonésien pour la coopération avec la Chine et Ministre coordinateur Luhut Binsar Pandjaitan, ont tenu une réunion au niveau du secrétaire général dans le cadre de ce mécanisme pour échanger des points de vue de façon approfondie sur la coopération en matière de lutte contre l'épidémie et de santé publique. Le gouvernement chinois fournira à l'Indonésie des vaccins, des générateurs d'oxygène, des ventilateurs et d'autres matériels antiépidémiques d'urgence. Davantage de soutien sera apporté à l'Indonésie par des gouvernements locaux et des entreprises de la Chine, ainsi que des organisations non gouvernementales chinoises telles que la Croix-Rouge. La Chine organisera également des réunions d'échange entre experts pour partager avec l'Indonésie son expérience sur la vaccination, les recherches sur les variants et la coordination des ressources médicales. Une réunion de jumelage entre entreprises sera mise en place pour faciliter l'achat de fournitures médicales par l'Indonésie en Chine. En réponse à la demande de l'Indonésie sur la construction d'un centre régional de production de vaccins, la Chine a proposé une feuille de route de coopération et est disposée à travailler avec l'Indonésie pour promouvoir la recherche et le développement de vaccins anti-COVID-19 et la coopération sur toute la chaîne industrielle, étendre la coopération en matière de vaccin, améliorer la santé et le bien-être des deux peuples, accroître l'accessibilité et l'abordabilité des vaccins dans le monde, en particulier dans les pays en développement, et faire progresser la construction d'une communauté de santé pour tous.

L'Indonésie a apprécié la coopération antiépidémique entre les deux pays, affirmant que les vaccins fournis par la Chine en grande quantité ont joué un rôle important dans la lutte de l'Indonésie contre la pandémie. La partie indonésienne a remercié la Chine pour son aide opportune au moment critique de la pandémie en Indonésie et a dit espérer continuer de bénéficier du soutien précieux de la Chine.

La Chine est prête à rester en communication étroite avec l'Indonésie pour bien mettre en œuvre divers accords de coopération et aider le pays à remporter la bataille contre l'épidémie le plus vite possible.

AFP : Premièrement, le journal South China Morning Post a rapporté que les autorités concernées du Yunnan ont érigé des murs et des clôtures à la frontière pour empêcher l'entrée illégale des personnes des pays voisins, dont le Myanmar. Pouvez-vous confirmer cela et présenter les mesures chinoises de contrôle de frontières au Yunnan ? Deuxièmement, un avion militaire américain a atterri à Taiwan cette semaine. Quels sont vos commentaires ?

Zhao Lijian : Pour votre première question, je ne suis pas au courant de la situation. Je peux vous assurer que la Chine et le Myanmar gèrent les frontières conformément à la loi.

En ce qui concerne la deuxième question, le Ministère de la Défense a déjà donné une réponse. Veuillez vous renseigner auprès des autorités compétentes.