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Conférence de presse du 8 avril 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2019/04/08

Q : Dans le communiqué publié le 6 mars à l'issue de leur réunion, les chefs de la diplomatie du G7 se disent fermement opposés à toute action unilatérale portant atteinte à la stabilité régionale et à l'ordre international fondé sur des règles. Ils encouragent également la Chine à adhérer de manière responsable au système international libre et ouvert, fondé sur des règles. Quelle est votre réponse à ce sujet ?

R : Nous avons noté des reportages concernés. Depuis quelque temps, la thématique du système international et des règles internationales a été fréquemment abordée sur la scène internationale. Nous pensons que c'est une bonne nouvelle que tout le monde veuille respecter les règles. Cependant, nous espérons que les parties concernées préciseront en toute franchise ce qu'elles veulent dire quand elles parlent du système international et des règles internationales.

Ce que la grande majorité des membres de la communauté internationale soutiennent, ce sont les normes fondamentales régissant les relations internationales et fondées sur les buts et principes de la Charte des Nations unies, ce sont le système multilatéral centré sur l'ONU et le système commercial multilatéral basé sur les règles de l'OMC. Je peux vous assurer, de manière responsable, que c'est aussi ce que la Chine soutient. Si ces règles internationales et ce système international sont aussi ce que les membres du G7 préconisent, et si les membres du G7 s'opposent aussi explicitement à toute action unilatérale hors du cadre des Nations unies, tous les membres de la communauté internationale, y compris la Chine, salueront chaleureusement leurs efforts.

Q : Les Ministres des Affaires étrangères français et allemand ont proposé, en marge d'une réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU, de créer une « alliance pour le multilatéralisme ». Ils projettent d'inaugurer officiellement cette alliance lors de la 74e session de l'Assemblée générale de l'ONU, qui se tiendra en septembre de cette année. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. La Chine est toujours déterminée à défendre, soutenir et pratiquer le multilatéralisme. Face au contexte actuel du développement approfondi de la mondialisation économique et de la multipolarisation, et à la croissance des défis planétaires, nous estimons que le monde a, plus que jamais, besoin du multilatéralisme.

Lors de sa récente visite en France, le Président Xi Jinping a assisté, avec le Président français Emmanuel Macron, la Chancelière allemande Angela Merkel et le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, à la cérémonie de clôture du Forum sur la gouvernance mondiale organisé conjointement par la Chine et la France. Le Président Xi Jinping a exposé à cette occasion la proposition de la Chine consistant à défendre le multilatéralisme, renforcer le dialogue et la coopération internationaux, régler conjointement les déficits en matière de gouvernance, de confiance, de paix et de développement, et améliorer la gouvernance mondiale. La Chine soutient les efforts actifs déployés par la communauté internationale, y compris la France et l'Allemagne, visant à défendre le multilatéralisme. Elle entend œuvrer de concert avec toutes les parties pour préserver l'ordre et le système internationaux axés autour des buts et principes de la Charte des Nations unies, maintenir le régime commercial multilatéral centré sur l'OMC, et s'en tient au multilatéralisme pour créer un nouveau type de relations internationales marquées par le respect mutuel, l'équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant, et construire une communauté de destin pour l'humanité.

Q : Les Ministres des Affaires étrangères du G7 ont publié une déclaration à l'issue de leur réunion, dans laquelle ils ont salué le plan de dénucléarisation évoqué lors du deuxième sommet entre les États-Unis et la RPDC, mais ont regretté que la RPDC n'ait pas pris les mesures appropriées. En outre, les médias sud-coréens ont rapporté que certains entrepreneurs du parc industriel de Kaesong avaient récemment réclamé la suppression des sanctions vis-à-vis de la RPDC, mais que leur demande a été catégoriquement rejetée par le Département d'État américain. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Après la rencontre des dirigeants américain et de la RPDC à Hanoï, la communauté internationale a en effet suivi de près l'évolution du règlement du problème de la péninsule coréenne, et il en va de même pour la partie chinoise. Comme nous l'avons dit à maintes reprises, après le sommet entre la RPDC et les États-Unis à Hanoï, les deux parties ont montré leur volonté de maintenir le dialogue. Nous pensons que cela est souhaitable et nous espérons que la communauté internationale continuera d'appuyer et d'encourager cette attitude positive. En attendant, une telle attitude ne suffit pas et les deux parties doivent déployer des efforts dans le même sens et prendre des mesures concrètes pour renforcer davantage la confiance mutuelle et faire avancer le processus de règlement politique du problème de la péninsule. La Chine est prête à continuer à jouer un rôle constructif à cet égard.

Q : Les médias australiens rapportent que des agents de renseignements chinois ont interrogé Yang Jun sur des questions liées à l'enquête australienne sur l'ingérence de la Chine dans les affaires intérieures australiennes. Pouvez-vous confirmer cela ? Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous n'avons aucune nouvelle information à vous fournir sur le cas individuel du citoyen chinois Yang Jun que vous avez mentionné. En ce qui concerne les commentaires des médias que vous avez évoqués, je voudrais réitérer que, dans les relations internationales, la Chine soutient toujours fermement le respect mutuel de la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires intérieures. Comme nous l'avons dit ici, nous espérons que le gouvernement de tout pays pourra déclarer ouvertement son engagement en faveur de la non-ingérence dans les affaires intérieures de tout autre pays.

Q : Le Premier Ministre Li Keqiang est parti effectuer des visites en Europe et le Président Xi Jinping vient de terminer sa tournée en Europe en mars. Deux dirigeants chinois se sont rendus en Europe en l'espace d'à peine deux mois, soit une fréquence plus élevée que jamais. Pourriez-vous nous dire pourquoi ? Cela a-t-il quelque chose à voir avec les négociations économiques et commerciales sino-américaines ?

R : Merci de votre intérêt pour la diplomatie chinoise. En effet, le Président Xi Jinping s'est rendu en France, à Monaco et en Italie pour ses premières visites cette année. Le Premier Ministre Li Keqiang est parti en Europe pour assister à la rencontre des dirigeants Chine-UE et à la rencontre des dirigeants entre la Chine et les pays d'Europe centrale et orientale, ainsi que pour effectuer une visite officielle en Croatie. L'Europe, une force importante dans le monde, a toujours été une priorité de la diplomatie chinoise. Le renforcement des liens entre la Chine et l'Europe répond aux aspirations de la Chine et de l'Europe.

Comme vous pouvez le constater à travers les résultats des visites du Président Xi Jinping en Europe, si la Chine et l'Europe parviennent à un consensus important sur la préservation du multilatéralisme et du système commercial mondial fondé sur des règles, cela jouera un plus grand rôle d'entraînement pour la communauté internationale et cela sera salué, je pense, par tous les pays, y compris le Japon. Quant à savoir si le renforcement des liens entre la Chine et l'Europe a quelque chose à voir avec les autres parties, je ne vois pas de lien logique. Le développement des relations amicales avec les autres pays du monde a toujours été notre objectif et je pense que toutes les parties vont soutenir et saluer ces efforts.

Q : Selon un article publié récemment dans les médias, moins de la moitié des projets chinois d'infrastructures au Pakistan dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route » ont été réalisés ; le Pakistan n'a pas réussi à transformer les prêts massifs accordés par la Chine en une dynamique économique, mais a aggravé les risques. Selon cet article, le Pakistan affirme que son actuelle crise de la dette n'est pas liée aux emprunts chinois et que l'assistance de la Chine a joué un rôle important dans l'amélioration des conditions de vie de la population pakistanaise. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Le corridor économique sino-pakistanais (CPEC) est un projet phare de la coopération sino-pakistanaise dans la nouvelle ère et un important programme pilote dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route ». Cinq ans après son lancement, le CPEC a réalisé 22 projets de récolte précoce, créé des dizaines de milliers d'emplois locaux et répondu à la demande en électricité de 8,6 millions de foyers, améliorant de manière significative les infrastructures locales et le bien-être de la population pakistanaise et gagnant naturellement un bon accueil du gouvernement et de la population du Pakistan.

Réaliser de grands projets en ayant recours au financement international est une pratique courante dans le monde entier et un outil efficace pour les pays en développement en particulier, pour surmonter le goulet d'étranglement des capitaux et stimuler la croissance. Concernant le projet du CPEC, moins de 20% sont financés par des prêts chinois, le reste étant financé par des investissements directs ou de l'aide sans contrepartie de la Chine. Par conséquent, le projet du CPEC, loin d'alourdir les charges du Pakistan, permet au contraire de renforcer la structure de l'économie pakistanaise.

Nous espérons que les médias qui s'intéressent réellement au développement du Pakistan et au bien-être de sa population pourront solliciter les avis de la population locale sur le projet du CPEC, puis couvrir la coopération Chine-Pakistan de manière objective.

Q : Le consul général du Royaume-Uni à Hong Kong a fait part au gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong de ses préoccupations relatives aux procédures législatives en cours sur la révision de l'ordonnance sur les criminels fugitifs. La Chambre des députés britanniques projette également de tenir des discussions sur cette question. Quelle est la réaction de votre Ministère aux actions britanniques ?

R : Nous avons répondu maintes fois à des questions similaires. Cela relève des affaires intérieures de la Région administrative spéciale de Hong Kong, et de la Chine. Aucun autre pays n'a le droit d'y intervenir.

En ce qui concerne la décision du gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong de modifier l'ordonnance sur les criminels fugitifs, l'Office du Commissaire du Ministère des Affaires étrangères dans la Région administrative spéciale de Hong Kong a clairement exposé sa position à ce sujet. Il s'agit en fait d'une mesure nécessaire pour faciliter la coopération entre Hong Kong et d'autres régions et pays. Nous nous opposons fermement à l'ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Chine en utilisant cette affaire comme prétexte.

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