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Conférence de presse du 10 avril 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2019/04/10

Q : Le monde extérieur est extrêmement préoccupé par la déclaration conjointe publiée à l'issue de la rencontre des dirigeants Chine-UE. Nous avons constaté que certains médias avaient exagéré les divergences entre la Chine et l'Europe, de sorte que les deux parties n'ont pas pu aboutir à un document commun. Maintenant, la déclaration conjointe a été publiée. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Le 9 avril, le Premier Ministre Li Keqiang a coprésidé la 21e rencontre des dirigeants Chine-UE, avec le Président du Conseil européen Donald Tusk et le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Les deux parties ont évalué positivement les progrès réalisés dans les relations entre la Chine et l'Union européenne (UE) dans divers domaines et ont convenu que la Chine et l'UE partageaient des intérêts communs concernant l'approfondissement de la coopération mutuellement avantageuse et pragmatique, avaient une position commune pour maintenir le multilatéralisme et une économie mondiale ouverte, et pour s'opposer à l'unilatéralisme et au protectionnisme, et poursuivaient des objectifs communs en matière d'amélioration de la gouvernance mondiale et de maintien de la paix et de la stabilité mondiales. Un développement stable et durable des relations entre la Chine et l'UE est dans l'intérêt des deux parties et favorise la paix et la stabilité dans le monde, ce qui aura une influence importante et positive à l'échelle mondiale.

Il est normal que des divergences existent entre les pays, et il est également normal que la Chine et l'UE ne soient pas toujours d'accord sur certaines questions. La déclaration conjointe publiée par la Chine et l'UE montre que les divergences entre les deux parties peuvent être résolues de manière appropriée par le dialogue et la négociation, ce qui témoigne du haut niveau du partenariat stratégique global Chine-UE, de la solidarité et de la coopération entre la Chine et l'UE et de l'esprit gagnant-gagnant. En tant que deux piliers de la stabilité et deux principales économies du monde, la Chine et l'UE se sont engagées à soutenir le multilatéralisme et à respecter le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales centrés sur les Nations Unies. Compte tenu de la situation internationale complexe, cette déclaration conjointe illustre la détermination de la Chine et de l'UE à renforcer la solidarité et la coordination devant les défis lancés au multilatéralisme. Son importance dépasse de loin le cadre des relations bilatérales.

La Chine est prête à travailler de concert avec l'UE pour mettre en œuvre le consensus de cette rencontre, hisser la coopération Chine-UE à un nouveau palier et contribuer davantage à la paix et à la prospérité mondiales.

Q : Le porte-parole de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a déclaré, lors d'une conférence de presse aujourd'hui, que le verdict rendu sur l'affaire « Occupy Central » dans la Région administrative spéciale de Hong Kong aurait un impact négatif sur le développement démocratique de Hong Kong, et a souhaité que la Région administrative spéciale de Hong Kong et les autorités centrales relancent la réforme électorale conformément à la Loi fondamentale. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Tout d'abord, je voudrais souligner que les affaires de Hong Kong relèvent des affaires intérieures de la Chine et qu'aucun pays n'a le droit de s'y ingérer. D'une part, une telle interférence n'aboutira à rien ; d'autre part, cela ne favorisera pas le bon développement des relations entre la Chine et les parties concernées. Quant à la promotion du développement socio-économique par le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong sur la base du principe d'« un État, deux systèmes » dans le cadre de la Constitution et de la Loi fondamentale, il ne s'agit pas d'une question diplomatique. Je vous conseille de vous adresser au département du gouvernement central chargé des affaires de Hong Kong et de Macao pour une réponse qui fasse autorité.

Q : Premièrement, l'Organisation des États américains a déclaré le 9 avril qu'elle reconnaissait l'envoyé du chef de l'opposition Guaido en tant que délégué du Venezuela auprès de l'Organisation. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Deuxièmement, le Secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a déclaré que les États-Unis cherchaient à obtenir des ressources du FMI et de la Banque mondiale pour aider Guaido. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Il y a des points communs entre ces deux questions, car elles concernent toutes les deux l'intervention de la communauté internationale dans la situation au Venezuela. La position de la Chine sur la question vénézuélienne est constante et claire. Nous soutenons le gouvernement et l'opposition du Venezuela dans la recherche d'un règlement politique par le dialogue et la négociation. Nous sommes d'avis que la communauté internationale devra contribuer davantage à la stabilité du Venezuela sur la base du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, y compris la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, et accorder une assistance plus constructive pour résoudre le problème, au lieu de faire le contraire. La Chine continuera à soutenir les efforts du gouvernement vénézuélien pour défendre la souveraineté, l'indépendance et la stabilité nationales.

Q : Selon plusieurs médias australiens, le projet de loi 2018 portant amendement de la législation sur les télécommunications et autres (assistance et accès) oblige les entreprises de télécommunications à installer des « backdoors » pour le gouvernement australien. De nombreuses entreprises de technologie, y compris Google, Apple et Amazon, ont exprimé de sérieuses préoccupations à ce sujet, affirmant que ce projet de loi représentait une menace pour la cybersécurité en Australie et dans d'autres régions du monde. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ? Auparavant, la partie australienne avait déclaré qu'elle « ne permettrait jamais à une société ayant des obligations envers d'autres gouvernements de s'impliquer dans le réseau australien de télécommunications », invoquant ce motif pour interdire à Huawei de participer à la construction du réseau 5G en Australie. La Chine pense-t-elle que la partie australienne applique le principe « deux poids, deux mesures » ?

R : La Chine suit de près l'évolution de la situation. Forcer les entreprises à installer des « backdoors » au moyen d'une législation signifie protéger sa propre sécurité et ses propres intérêts aux dépens de la sécurité des autres pays et de la vie privée de leurs citoyens. Une telle pratique aura de graves conséquences sur l'environnement commercial et la coopération internationale dans le secteur des télécommunications. Comme nous l'avons vu, les professionnels ont exprimé de graves préoccupations à ce sujet.

Il est déconcertant de voir comment le pays concerné fait un grand tapage autour des « menaces sécuritaires » posées par d'autres pays ou sociétés sous le prétexte de la cybersécurité, tout en se livrant à des actes portant atteinte à la cybersécurité. Comme vous, j'aimerais savoir ce que le gouvernement australien dira à ce sujet.

La Chine attache toujours une grande importance à la protection de la cybersécurité. Nous continuerons à participer activement à la coopération internationale dans ce domaine et à coopérer avec toutes les parties pour créer un cyberespace pacifique, sécurisé, ouvert, coopératif et ordonné. Dans le même temps, nous exhortons à nouveau le pays concerné à créer un environnement commercial équitable, juste et non discriminatoire pour les entreprises de tous les pays, y compris de la Chine.

Q : Premièrement, quel est le commentaire de votre Ministère sur l'hospitalisation du Dalaï Lama suite à une infection pulmonaire ? Le gouvernement chinois envisage-t-il de désigner un successeur au Dalaï Lama ? Deuxièmement, le Secrétaire d'État adjoint américain David Meale doit prononcer ce soir un discours à l'Institut américain à Taiwan. Est-ce que la Chine est au courant de cela ? Et quelle est l'opinion de la Chine sur la visite du représentant de l'administration américaine à Taiwan ?

R : Je vais d'abord répondre à votre deuxième question. La Chine s'oppose toujours à tout contact officiel entre les États-Unis et Taiwan. Nous estimons que cela est contraire à l'engagement d'une seule Chine pris par les États-Unis et à leurs obligations au titre des trois communiqués conjoints sino-américains. Nous demandons aux États-Unis de ne pas adopter une telle décision erronée.

En ce qui concerne votre première question, d'abord, nous ne sommes pas au courant de ce que vous avez dit sur l'état de santé du 14e Dalaï Lama. Ensuite, dans l'histoire de la Chine, des règles précises ont été établies concernant la réincarnation des Bouddhas vivants. La réincarnation des Bouddhas vivants, un mode unique de transmission du patrimoine dans le bouddhisme tibétain, se fait avec des rituels et pratiques fixes. Le gouvernement chinois applique la politique de la liberté de croyance religieuse et a promulgué la Réglementation sur les affaires religieuses et le Règlement sur la réincarnation du bouddha vivant dans le bouddhisme tibétain, pour respecter et protéger le patrimoine du bouddhisme tibétain.

L'institution de réincarnation du Dalaï Lama existe depuis plusieurs centaines d'années. Le 14e Dalaï Lama lui-même a été trouvé et reconnu à la suite de rituels religieux et de conventions historiques, et sa succession a été approuvée par les autorités centrales de l'époque. Par conséquent, la réincarnation des bouddhas vivants, y compris du Dalaï Lama, doit être conforme aux lois et réglementations chinoises, ainsi qu'aux rituels religieux et aux conventions historiques.

Q : Le Secrétaire américain à la Défense par intérim a déclaré que la force spatiale américaine aurait pour mission principale de développer la technologie nécessaire pour réagir à l'invasion de la Chine ou de la Russie contre les États-Unis dans l'espace extra-atmosphérique. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Deuxième question : l'agence américaine de coopération pour la sécurité et la défense a déclaré que les États-Unis avaient approuvé la vente éventuelle au Japon de missiles anti-balistiques SM-3 d'un montant de 1,1 milliard de dollars. La Chine est-elle préoccupée par cela ?

R : Concernant votre première question, l'espace extra-atmosphérique appartient à l'humanité tout entière et doit être utilisé à des fins pacifiques. Comme vous le savez, la Chine défend toujours une utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique et s'oppose à la militarisation de cet espace. Depuis toujours, à la conférence sur le désarmement et dans d'autres enceintes multilatérales, la Chine, la Russie et la plupart des membres de la communauté internationale encouragent les efforts visant à la conclusion d'un instrument juridique international par le biais de négociations. Comme vous l'avez peut-être remarqué, le groupe d'experts des Nations Unies a également déployé des efforts inlassables pour faire avancer le processus de négociations. Cependant, à notre grand regret, tous les efforts ont été contrariés par un pays pendant longtemps. Et ce pays n'est autre que les États-Unis.

En effet, certaines évolutions négatives récemment apparues dans le domaine de l'espace extra-atmosphérique ont suscité des préoccupations de la Chine, de la Russie et d'autres membres de la communauté internationale. Par exemple, les États-Unis ont défini l'espace extra-atmosphérique comme un nouveau théâtre de guerre. Ils ont annoncé leur décision de créer une force spatiale, ont prévu d'y déployer des armes anti-balistiques, et y organisent depuis longtemps des exercices militaires. Tout cela non seulement transformera en faits réels les risques de militarisation de l'espace extra-atmosphérique et en fera un théâtre de guerre, mais incitera également à une course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique.

Si les États-Unis s'intéressent réellement à la sécurité et à la non-militarisation de l'espace, ils devraient cesser de tels agissements et se joindre à la majorité des membres de la communauté internationale, y compris la Chine et la Russie, pour travailler ensemble à prévenir la militarisation et utiliser véritablement cet espace à des fins pacifiques.

En ce qui concerne votre deuxième question, nous avons remarqué les reportages concernés. L'Alliance de sécurité américano-japonaise résulte de la guerre froide. Nous espérons que la communication et la coopération entre les pays concernés pourront véritablement contribuer à la paix et à la stabilité régionales, au lieu du contraire.

Q : Selon les médias, 796 objets culturels chinois perdus ont été rapatriés en Chine depuis Milan, en Italie, par avion, le 9 avril, et leur « retour au pays natal » a été officiellement entamé. Pouvez-vous nous donner plus de détails ?

R : Vous avez raison, les objets culturels chinois perdus, rendus par l'Italie, sont arrivés à Beijing tôt ce matin. Porteurs de souvenirs de notre pays, ils étaient restés à l'étranger pendant de nombreuses années. Maintenant, nous sommes heureux qu'ils « rentrent enfin à la maison ». Autant que je sache, le Musée national de Chine organisera une exposition spéciale que vous aurez l'occasion de visiter.

Comme vous vous en souvenez peut-être, le 23 mars, le Président Xi Jinping et le Premier Ministre italien Giuseppe Conte ont assisté à l'échange de certificats entre les représentants de la Chine et de l'Italie, attestant le rapatriement d'objets culturels chinois. Je voudrais mentionner spécifiquement que c'est le retour en Chine du plus important lot d'objets culturels chinois perdus à l'étranger depuis les 20 dernières années, ce qui a créé un nouveau jalon dans la coopération entre la Chine et l'Italie en matière de patrimoine culturel, et un nouveau modèle de coopération internationale pour la récupération des objets culturels perdus. La Chine en exprime une haute appréciation.

La Chine et l'Italie, deux civilisations anciennes et pays riches en patrimoine culturel, coopèrent depuis de longues années sur la préservation et la restauration d'objets culturels, ainsi que la lutte contre les crimes liés au patrimoine culturel. Nous sommes prêts à travailler de concert avec l'Italie pour renforcer la communication et la coopération afin de promouvoir la protection et la préservation du patrimoine culturel mondial.

Q : Le porte-avions « Wasp » de la marine américaine traverse les eaux litigieuses entre la Chine et les Philippines, notamment les zones côtières. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je revérifierai les détails. À l'heure actuelle, je peux vous affirmer que la Chine a pour position de principe que les forces non régionales s'abstiennent de créer des troubles en Mer de Chine méridionale, qui est calme à l'origine.

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