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Conférence de presse du 29 août 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/08/29

À l'invitation du Vice-Premier Ministre russe et représentant plénipotentiaire présidentiel dans le district fédéral extrême-oriental, Yury Trutnev, le Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Hu Chunhua participera au 5e Forum économique de l'Est à Vladivostok, en Russie, du 4 au 6 septembre. Il rencontrera le Vice-Premier Ministre russe Yury Trutnev dans le cadre de la réunion des présidents de la Commission intergouvernementale pour la coopération dans le nord-est de la Chine, la région de l'Extrême-Orient russe et celle de Baïkal.

Q : Le sommet de Yokohama de la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD) s'est ouvert hier au Japon. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ? Les médias japonais ont déclaré que le Japon n'avait pas publié d'informations sur le nombre de dirigeants africains participant à la conférence, craignant peut-être que la partie africaine ne subisse la pression de la Chine. Quel est votre point de vue à ce sujet ?

R : Accompagner l'Afrique dans la réalisation de la paix et du développement est dans l'intérêt de la communauté internationale et est aussi une responsabilité commune de la communauté internationale. Les pays africains espèrent que le sommet TICAD, plate-forme de coopération multilatérale pour le développement de l'Afrique, pourra jouer un rôle positif dans ce domaine. Nous espérons également que cette conférence pourra véritablement mettre l'accent sur la coopération avec l'Afrique afin de contribuer au développement du continent.

Quant à votre deuxième question, les reportages concernés évoquent de pures suppositions. La Chine apprécie toujours la diversification des partenariats de coopération en Afrique. Nous nous félicitons des efforts fondés sur l'égalité et le respect mutuel déployés par le Japon et d'autres partenaires internationaux pour accompagner l'Afrique à instaurer une paix durable et réaliser un développement durable autonome. Je tiens à souligner que, comme les dirigeants africains l'ont affirmé à maintes reprises, les conférences internationales sur l'Afrique ne manquent pas ; ils accueillent favorablement les promesses d'assistance aux pays africains, mais l'essentiel est d'agir et de mettre en œuvre les promesses. Nous espérons que la communauté internationale écoutera davantage la voix des dirigeants africains et fera des efforts constructifs pour aider l'Afrique à accélérer son développement.

Q : Vous avez dit hier que les États-Unis et le Mexique ont confirmé que les produits saisis par le Mexique n'étaient pas du fentanyl et que la Chine enquêtait sur cette affaire sans tarder. Pouvez-vous nous dire s'il y a eu des progrès en la matière ? En outre, certains médias américains signalent toujours que « les produits à base de fentanyl saisis au Mexique faisaient l'objet d'un trafic en provenance de la Chine ». L'US White House Office of National Drug Control Policy a déclaré sur Twitter que « la Chine continue de déverser de la drogue aux États-Unis ». Comment réagissez-vous à ce sujet ?

R : Comme je l'ai dit hier, les départements compétents chinois accordent une grande importance à cette affaire et ont immédiatement ouvert une enquête. Après des contacts et des vérifications auprès des parties américaine et mexicaine, celles-ci ont confirmé qu'il ne s'agissait pas de fentanyl. Pour autant que je sache, la partie chinoise a déjà identifié le processus complet de transaction de ce lot de substances et a effectué une inspection et une identification scientifiques. Je peux vous dire que les substances expédiées au Mexique ne sont ni du fentanyl ni des précurseurs du fentanyl. Le lot de matières est constitué de 920 sacs de chlorure de calcium (23 000 kg) et de 11 sacs de N-phénylpipéridine-4-amine (275 kg), qui sont des produits chimiques industriels largement utilisés. Ils ne sont contrôlés ni par l'ONU, ni par les États-Unis, ni par la Chine.

Les États-Unis sont une puissance de l'industrie chimique mondiale. Ils doivent chercher l'origine du problème de l'abus de substances à base de fentanyl de leur côté et proposer des solutions pragmatiques. Au contraire, rejeter l'origine du problème sur autrui n'est pas constructif et ne permet pas de résoudre fondamentalement le problème. La Chine entend approfondir sa coopération avec les États-Unis et d'autres pays pour faire progresser la gestion conjointe des substances à base de fentanyl et rechercher ensemble une solution à ce problème.

Q : Le Premier Ministre australien Morrison a déclaré jeudi qu'il chercherait à faire libérer par la Chine le citoyen australien Yang Jun. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

R : Cette semaine, j'ai exposé à plusieurs reprises la position de la Chine sur l'affaire Yang Jun.

Les commentaires de certains Australiens sont complètement contradictoires et font passer le noir pour le blanc. D'une part, ils prétendent respecter la souveraineté judiciaire de la Chine et ne pas s'immiscer dans les affaires judiciaires de la Chine ; d'autre part, ils continuent de critiquer avec force gestes autoritaires les questions relevant de la souveraineté chinoise pour tenter de blâmer et d'exercer des pressions. Je réaffirme encore une fois que la Chine est un État de droit et que ses organes judiciaires traitent les affaires de manière indépendante et conformément à la loi. Je conseille à la partie australienne de cesser de faire des remarques infondées et irresponsables et d'arrêter de faire pression sur la Chine, et de contribuer davantage aux relations sino-australiennes et à la confiance mutuelle entre les deux parties.

Q : Le Conseil de l'Europe a désigné Ilham Tohti, chercheur ouïghour emprisonné, pour concourir au « Prix des droits de l'homme ». Quel est votre commentaire à ce sujet ? Pouvez-vous présenter l'état actuel d'Ilham Tohti?

R : L'individu que vous avez mentionné, Ilham Tohti, a été condamné à perpétuité par les autorités judiciaires chinoises pour avoir commis le crime de sécession. Lorsqu'il travaillait comme enseignant à l'université, il a ouvertement qualifié en classe les terroristes extrémistes qui ont organisé des attaques violentes de « héros ». Profitant de son statut d'enseignant, il a attiré et contraint d'autres personnes à rejoindre à l'étranger les forces du « Turkestan oriental ».

L'organisme concerné tente de blanchir, sous le couvert des « droits de l'homme » et de la « liberté », un tel séparatiste qui soutient le terrorisme extrémiste. Ce faisant, il tolère et encourage ses activités criminelles. C'est aussi une insulte et un abus des droits de l'homme. Nous exhortons l'organisme concerné à retirer la désignation de l'individu et à cesser de soutenir les forces séparatistes et terroristes.

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