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Conférence de presse du 19 septembre 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/09/19

Q : Selon des informations, la Présidente de la Chambre américaine des représentants, Nancy Pelosi, et des parlementaires des deux partis, ont tenu une conférence de presse sur la « loi sur les droits de l'homme et la démocratie de Hong Kong 2019 ». Joshua Wong et Denise Ho y ont été invités. Pelosi a déclaré que les deux partis de la Chambre des représentants et du Sénat soutenaient la loi en question. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Ces derniers temps, nous avons déclaré à plusieurs reprises notre position solennelle sur les propos et actes erronés de l'ingérence des États-Unis dans les affaires de Hong Kong. Pelosi et d'autres politiciens américains, sans distinguer le vrai du faux, ont tenu impudemment une conférence de presse, menaçant de faire passer la loi sur Hong Kong, et rencontré des séparatistes favorables à l'« indépendance de Hong Kong ». Ils ont fait des remarques irresponsables sur les affaires de Hong Kong, ce qui est une intervention grossière dans les affaires intérieures de la Chine. Nous en exprimons notre vif mécontentement et nous nous y opposons résolument.

Je tiens à réitérer que les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine et qu'aucune ingérence étrangère ne sera permise. Nous exhortons énergiquement les États-Unis à respecter le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, à respecter scrupuleusement la souveraineté de la Chine, à cesser de s'immiscer dans les affaires de Hong Kong de quelque manière de ce soit, à cesser de faire avancer la loi liée à Hong Kong, à cesser de soutenir les forces violentes et radicales de Hong Kong et les forces séparatistes pour l'« indépendance de Hong Kong », et à cesser d'aggraver volontairement les propos et les actes compromettant la stabilité et la prospérité de la région administrative spéciale de Hong Kong.

Q : Selon des médias, le Centre national pour la paix et la réconciliation (NRPC) du Myanmar ont eu des pourparlers de paix avec succès avec quatre forces armées ethniques, à savoir l'Armée de l'indépendance Kachin (KIA), l'Armée de l'Alliance démocratique nationale du Myanmar (MNDAA), l'Armée de Libération nationale Ta'ang (TNLA) et l'armée d'Arakan (AA) à Kengtung le 17 septembre, aboutissant à plusieurs consensus et à la signature d'un procès-verbal de la rencontre. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : La Chine soutient fermement le processus de paix au Myanmar. Nous défendons toujours et favorisons le règlement des divergences par le dialogue et les consultations. L'avancement des pourparlers de paix entre la NRPC et les quatre forces armées ethniques a une grande importance pour atténuer la tension dans le nord du Myanmar et maintenir la paix et la stabilité à la frontière sino-myanmaraise. La Chine s'en félicite. Nous espérons que les parties concernées maintiendront la dynamique des pourparlers de paix, consolideront les consensus et renforceront la confiance mutuelle en vue de nouveaux progrès des pourparlers de paix. Nous espérons également qu'elles feront preuve de la plus grande retenue pour maintenir réellement la paix et la stabilité dans le nord du Myanmar et dans la zone frontalière sino-myanmaraise. La Chine continuera de jouer un rôle constructif dans le processus de paix du Myanmar.

Q : Certains disent que la Russie et la Chine ont présenté respectivement leur projet de résolution sur un cessez-le-feu dans la région d'Idlib en Syrie, préconisant que le cessez-le-feu ne s'applique pas aux opérations militaires contre des forces terroristes. Pouvez-vous confirmer cela ?

R : Nous suivons de près la situation dans la région d'Idlib en Syrie et nous sommes préoccupés par la réactivation d'organisations terroristes. Nous nous sommes toujours prononcés pour l'unification des normes dans la lutte contre toutes les organisations terroristes répertoriées par le Conseil de Sécurité. Dans les circonstances actuelles, le Conseil de Sécurité doit appuyer les efforts visant à maintenir la stabilité dans la région et œuvrer à faire progresser le processus politique en Syrie. Les efforts de lutte contre le terrorisme ne doivent pas s'arrêter. À la lumière de ces considérations, la Chine et la Russie ont présenté leur projet de résolution au Conseil de Sécurité. Nous souhaitons obtenir le soutien des différentes parties.

Q : Certains parlementaires américains ont récemment présenté la « loi sur le soutien et la politique tibétaine 2019 » à la Chambre des représentants. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : La soi-disant « loi sur le soutien et la politique tibétaine 2019 », présentée par certains parlementaires américains à la Chambre des représentants, viole gravement les normes fondamentales régissant les relations internationales, constitue une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine et émet un signal gravement erroné à l'attention des forces séparatistes pour l'« indépendance du Tibet ». La Chine s'oppose fermement à cela.

Les affaires tibétaines sont purement des affaires intérieures de la Chine, et ne tolèrent aucune ingérence étrangère. Nous exhortons les États-Unis à prendre pleinement conscience de la nature extrêmement sensible des questions relatives au Tibet, à cesser de faire avancer la loi concernée et à cesser de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte de questions liées au Tibet.

Q : Selon des informations, la Maison Blanche cherche à savoir si le Président Trump évoquera des questions liées au Xinjiang dans son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies le 24. Le Vice-Président américain Pence et le Secrétaire d'État Pompeo évoqueraient également des questions liées au Xinjiang lors de l'Assemblée générale des Nations Unies. Les États-Unis convoqueront une session sur les questions liées au Xinjiang. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : J'ai répondu hier à des questions à ce sujet. Le débat général de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies qui aura lieu bientôt offrira une plate-forme importante et une opportunité à la communauté internationale pour discuter des questions majeures concernant la paix et le développement dans le monde. Si un pays profite de cette occasion pour faire des remarques irresponsables sur les affaires intérieures d'autres pays et tente de s'immiscer dans les affaires intérieures d'autres pays, il n'aura aucun appui et n'aboutira à aucun résultat.

En ce qui concerne les questions relatives au Xinjiang, je tiens à réitérer que les affaires du Xinjiang sont purement des affaires intérieures de la Chine et qu'aucun pays étranger n'a le droit de s'y ingérer. Des responsables américains ont récemment critiqué à plusieurs reprises la politique de la Chine dans le Xinjiang au mépris des faits et sous le prétexte des droits de l'homme. La Chine s'oppose fermement à cela.

Les questions liées au Xinjiang ne concernent pas l'ethnie, la religion ou les droits de l'homme, mais la lutte contre le séparatisme et le terrorisme violent. Les efforts de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme dans le Xinjiang ont abouti à des résultats remarquables ; il n'y a pas eu un seul attentat terroriste violent depuis les trois dernières années. Les mesures concernées ont permis de préserver au mieux les droits des habitants de toutes les ethnies à la vie, à la santé et au développement, et ont apporté une grande contribution à la lutte internationale contre le terrorisme. Près d'un millier de diplomates étrangers, de responsables d'organisations internationales et de journalistes se sont rendus au Xinjiang, ils ont reconnu et salué les efforts déployés localement pour combattre et prévenir le terrorisme conformément à la loi. Nous exhortons les États-Unis à respecter la vérité et à cesser de s'immiscer dans les affaires intérieures des autres sous le prétexte des droits de l'homme.

Si les États-Unis s'intéressaient vraiment aux droits de l'homme, ils devraient consacrer beaucoup plus d'énergie à régler leurs propres problèmes tels que le débordement des armes, la fracture sociale, la discrimination sexiste et la sécurité sociale, accorder une grande importance aux préoccupations exprimées dans le rapport de la Haute-Commissaire aux droits de l'homme, régler les problèmes de la violence, la détention de longue durée et l'entrave aux aides humanitaires visant les immigrants et les réfugiés, cesser tout acte entraînant la séparation des enfants réfugiés de leurs familles, et cesser toute violation des droits de l'homme des populations d'autres pays en ayant recours aux sanctions unilatérales à propos de tout et de rien.

Q : L'Arabie saoudite a déclaré avoir communiqué « des preuves irréfutables » selon lesquelles l'Iran était à l'origine des récentes attaques contre des installations pétrolières en Arabie saoudite. La Chine croit-elle ce que l'Arabie Saoudite a déclaré ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. Nous espérons qu'il y aura une enquête complète, objective et impartiale sur l'incident. Dans le même temps, la Chine appelle les parties concernées à s'abstenir de prendre des mesures qui aggraveront la tension régionale et à maintenir conjointement la paix et la stabilité dans la région.

Q : Les Tuvalu, pays ayant des « relations diplomatiques » avec Taiwan, viennent d'élire un nouveau Premier Ministre. La Chine a-t-elle contacté le gouvernement de ce pays et discuté de l'établissement de relations diplomatiques ?

R : La position de la Chine est constante et claire. Nous sommes prêts à développer des relations de coopération amicale avec tous les pays du monde sur la base de l'unicité de la Chine et des cinq principes de la coexistence pacifique.

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